Calais : une "situation aggravée" par des "excités"

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Calais : une "situation aggravée" par des "excités"
Edouard Philippe, député-maire "Les Républicains" du Havre
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Edouard Philippe, député-maire "Les Républicains" du Havre, est porte-parole d'Alain Juppé pour la campagne à la primaire. 

INTERVIEW

Nicolas Sarkozy sera mercredi aux côtés de François Hollande, sous l'Arc de triomphe, pour commémorer le 97e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918. "Je me réjouis de l'image d'unité. Je suis favorable à ce qui rassemble les Français. Je pense qu'il faut en faire une tradition et non pas un coup. Pour que cela ait du sens il faut que cela perdure dans la durée", a commenté mercredi Edouard Philippe, porte-parole d'Alain Juppé pour la campagne à la primaire, invité d'Europe 1.

Calais : une "situation aggravée" par des "excités".  Le député-maire "Les Républicains" du Havre est également revenu sur la situation des migrants à Calais. Pour la troisième nuit de suite, des militants altermondialistes et les forces de l'ordre se sont affrontés sur le terrain. "J'aimerais vous dire que la solution est simple. Mais il faut aborder cette question avec gravité et humilité", estime Edouard Philippe, opposé au "il y qu'à faut qu'on".

"Cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire. La décision de la France de fermer la frontière avec l'Angleterre est une bonne décision, qui essaie de mettre un terme à l'appel d'air. Ensuite, il ne faut pas accepter que cette situation dramatique soit aggravée par un certain nombre d'excités qui profitent de la misère du monde pour faire passer des messages qui n'ont rien à voir, je pense aux altermondialistes, aux 'no border'", argumente le porte-parole d'Alain Juppé.


Excès de vitesse : "je ne m'en félicite pas, j'assume". Le maire du Havre a accepté de commenter son excès de vitesse. En octobre, il a été flashé à 150 km/h sur l'autoroute. "Je suis confronté comme d'autres Français à une erreur que j'ai commise. Je l'assume pleinement. Bien sûr que c'est grave. Je ne m'en félicite pas, je l'assume. Les gendarmes m'ont suspendu m'ont permis. Je vais payer une amende, c'est parfaitement normal. Je ne m'en plains pas, je ne m'en félicite pas. Je suis traité comme n'importe quel Français et c'est très bien ainsi".  

Dans le Nord, "personne ne veut" la fusion droite-gauche. Edouard Philippe est également revenu sur la campagne pour les régionales dans le Nord. Le député Les Républicains se dit résolument opposé à une fusion des listes PS-Les Républicains face à Marine Le Pen au second tour. "Je ne vois pas les conditions dans lesquelles ce genre de calcul pourrait avoir lieu. Xavier Bertrand mène une remarquable campagne, avec des thèmes d'une grande clarté. J'ai le sentiment qu'il n'est pas d'accord sur grand chose avec le candidat socialiste. Je n'ai aucun problème pour travailler avec la gauche, ça m'est déjà arrivé de voter des textes de gauche. Mais il faut le faire dans la clarté, pas au soir d'un premier tour. Personne ne la veut cette fusion. Il faut laisser les Français trancher". 

Alain Juppé "prend son temps". Le porte-parole d'Alain Juppé a, enfin, justifié la discrétion actuel de son "mentor". "Alain Juppé consacre son temps à travailler sur son programme (pour la primaire ndlr). Il réfléchit, il travaille, il rencontre. Je ne trouve pas scandaleux qu'un homme politique prenne son temps avant de parler".