Bayrou : "Je refuse un constat d’impuissance"

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Après l'attentat de Nice, qui a fait au moins 84 victimes, François Bayrou, invité au micro d'Europe 1, a estimé qu'il était encore possible de renforcer les moyens de préventions.

L’état d’urgence, qui devait s’achever fin juillet, sera prolongé de trois mois a annoncé le président de la République, au lendemain de l’attentat de Nice qui a fait au moins 84 victimes. Alors qu’à droite, plusieurs responsables ont déjà demandé des réponses au gouvernement après le drame, le Premier ministre Manuel Valls a appelé le pays à "faire bloc".

Solidité et solidarité. "Je pense que dans le moment où nous sommes, on a le plus grand besoin de solidité nationale, et solidité ça veut aussi dire solidarité", a estimé François Bayrou, le président du Modem au micro d’Europe 1. "À partir du moment où on transforme la situation, telle qu’elle est, en polémique, on affaiblit la réponse possible."

Renforcer le renseignement. Pour le maire de Pau, les conclusions de la Commission d’enquête sur les attaques de septembre 2015, plaidant pour une plus grande centralisation des services du renseignement, doivent être suivies. Surtout, il estime qu’il est possible de mieux identifier les terroristes en puissance, en s’appuyant sur le profil des précédents djihadistes qui ont commis des attaques en France. "Je refuse un constat d’impuissance, l’idée qu’on ne pourrait pas faire différemment ou mieux, ou que ça coûterait trop cher n’est pas recevable devant des dizaines, des centaines de vies humaines qui sont brisées."

Repérer les profiles sensibles. "Si vous regardez le parcours de tous ceux qui ont commis ces crimes, alors vous remarquerez qu’ils se ressemblent tous. Il y a une incroyable similitude des profils et des parcours professionnels de tous ceux qui tombent dans cette horreur", explique-t-il, décrivant "des hommes délinquants jeunes, qui tombent de la délinquance générale dans cette folie de meurtre et de suicide, parce qu’ils veulent tuer et se faire tuer".

"En croisant les informations sur les parcours des uns et des autres, alors probablement y a-t-il de quoi nourrir des services de renseignements unifiés", plaide l’élu. "Ces gens-là ont un entourage, des voisins, des cousins, des proches. S’il existe dans ces quartiers une conscience du risque, alors, il peut y avoir aussi alerte. Et quand il y a alerte, on sauve des dizaines de vies humaines et on sort du cauchemar dans lequel tout le monde tombe", conclut François Bayrou.

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