Aurélie Filippetti : "Notre démocratie est minée par l'influence du monde de l'argent"

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Au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1, l'ancienne ministre socialiste de la Culture, auteure du roman "Les idéaux", revient sur son expérience du pouvoir et sur les pressions subies à l'époque.

INTERVIEW

Quatre ans après avoir claqué la porte du gouvernement, Aurélie Filippetti n'a pas perdu sa passion pour la politique. Mais l'ancienne ministre de la Culture a pris du recul. Dans son roman Les idéaux, inspiré de tout ce qu'elle a dû traverser durant sa carrière, l'ex-députée de Moselle raconte son expérience du pouvoir, marquée par de nombreuses désillusions. Les pressions des lobbies et du monde de l'argent l'ont notamment "beaucoup frappée".

"Je ne pensais pas que c'était à ce point". "Sincèrement, je ne pensais pas que c'était à ce point", se souvient-elle sur Europe 1 au micro de Sonia Mabrouk. "Notre démocratie est quand même minée par la force et l'influence du monde de l'argent, par ces gens qui ont vraiment beaucoup, beaucoup d'argent", développe-t-elle encore, avant de revenir sur un désenchantement bien plus global, le "grand échec" du quinquennat de François Hollande.

"Au-delà de la gauche, on est dans un impasse". Pour Aurélie Filippetti, cela ne fait aucun doute : "C'est un échec collectif, l'échec de la gauche". "On avait tout dans les mains en 2012 et en 2017, on a perdu : il y a eu un effondrement de tout le système", analyse l'ancienne ministre, qui poursuit : "Au-delà de la gauche, on est dans une impasse pour l'ensemble de la vie politique. On le voit bien aujourd'hui, même avec les difficultés d'Emmanuel Macron… On ne sait plus comment faire vivre la démocratie et comment redonner la confiance au peuple".

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

Pas de retour prévu en politique. Depuis la fin de son mandat de députée, l'an passé, Aurélie Filippetti est retournée à ses premières amours, à savoir la littérature et l'enseignement. Et un retour à la politique n'est pas vraiment à l'ordre du jour.