À Versailles, Macron se mue en VRP pour convaincre les grands patrons étrangers d'investir

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Emmanuel Macron et le gouvernement convient lundi à Versailles les patrons de multinationales pour les convaincre d'investir en France. Plusieurs annonces sont attendues.

C'est un speed dating sous les ors de Versailles, un numéro de charme made in France orchestré par la totalité ou presque de l'exécutif. Lundi, seize membres du gouvernement vont enchaîner les face-à-face avec ce que le capitalisme fait de plus gros : 140 patrons d'entreprises dont Coca-Cola, Goldman Sachs, UPS, Alibaba, Bosch, SAP, Ikea, Barilla, Siemens, Volvo ou encore Rolls-Royce, vont s'asseoir autour de la table. 

Cinq annonces significatives ? L'objectif de cette journée tient dans le slogan choisi pour l'occasion : "Choose France", choisissez la France, manière de dire aux grands groupes qu'ils peuvent investir sur le sol français en toute confiance. L'Elysée attend d'ailleurs cinq annonces significatives, dans l'industrie et le numérique, et près d'une dizaine d'autres de taille moyenne.

Macron avec Facebook et Google après Toyota. En fin d'après-midi, c'est Emmanuel Macron qui donnera de sa personne un tête à tête avec les géants parmi les géants : la numéro 2 de Facebook et le patron de Google. Après cet entretien avec deux mastodontes de l'économie numérique, il prononcera un discours, suivi d'un dîner. Le chef de l'État aura d'abord passé le début de journée près de Valenciennes, dans le Nord. Là-bas, le géant de l'automobile Toyota va annoncer lundi un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros dans son usine d'Onnaing, avec des centaines de nouveaux emplois.

Un rendez-vous à huis clos. Banquier d'affaires chez Rothschild de 2008 à 2012, le président de la République est rôdé aux discussions avec les patrons. Il ne sera pas non plus dépaysé par les lieux : avant de recevoir Vladimir Poutine puis d'y réunir le Parlement en Congrès, il organisait des réunions avec des investisseurs étrangers du temps de son passage à Bercy, de 2014 à 2016. Et le monde des affaires n'aime pas tellement celui des médias, car l'opération "Choose France" se déroulera à huis clos. Argument avancé par l'Élysée : "On n'a rien à cacher, mais on ne parle pas de la même manière quand la presse est là."