Washington étend son décret migratoire à trois nouveaux pays

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Washington étend son décret migratoire à trois nouveaux pays
Les ressortissants de trois nouveaux pays ne pourront plus se rendre aux États-Unis à partir du 18 octobre prochain@ JIM WATSON / AFP
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Trois nouveaux pays, parmi lesquels la Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad, verront l'accès de leurs ressortissants au territoire américain restreint à partir du 18 octobre prochain, a annoncé la Maison-Blanche. 

La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été intégrés dimanche à la liste des pays visés par le décret migratoire américain pour des manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington.

Un accès plus difficile au territoire américain pour les ressortissants de huit pays. Le Soudan, l'un des six pays musulmans visés par le précédent décret, a été retiré de la liste. Le nouveau texte interdit ou limite l'entrée aux États-Unis des ressortissants étrangers de huit pays au total, avec l'Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie et le Yémen.

Les mesures sont différentes selon les pays. Tous les citoyens de Corée du Nord et du Tchad sont interdits d'accès au territoire américain, alors que pour le Venezuela, l'interdiction se limite aux membres d'une longue liste d'instances gouvernementales et à leur famille.

"Assurer la sécurité du peuple américain". "Rendre l'Amérique sûre est ma priorité numéro un. Nous n'accepterons pas dans notre pays ceux que nous ne pouvons pas bien contrôler", a affirmé le président américain Donald Trump dans un message sur Twitter. "Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer des politiques qui ont échoué dans le passé et qui représentent un danger inacceptable pour notre pays", a déclaré le président dans un communiqué. "Ma plus importante obligation est d'assurer la sécurité du peuple américain, et avec ce nouveau décret migratoire, je réalise cette obligation sacrée". 

Selon le décret présidentiel, "un petit nombre de pays - sur les quelque 200 évalués - restent insatisfaisants à cette heure sur les questions de gestion des identités" et du partage des informations. "Dans certains cas, ces pays ont aussi une présence terroriste significative sur leur territoire", a-t-il expliqué. 

Un décret polémique. Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une version amendée du décret soutenu par le président début 2017 est entrée en vigueur le 29 juin. Sa durée d'application s'achevait ce dimanche. Le décret est prolongé à partir de dimanche pour les cinq pays qui figuraient sur la liste précédente (Syrie, Libye, Iran, Somalie et Yémen. Il entrera en vigueur pour les trois nouveaux pays le 18 octobre.

Un décret anti-musulmans ? Selon des responsables gouvernementaux, l'ajout de la Corée du Nord et du Venezuela montre que les restrictions ont été décidées sur des questions de sécurité et que le décret ne visait pas expressément les musulmans, comme l'ont affirmé ses détracteurs. Mais ces arguments n'ont pas convaincu Becca Heller, directrice de l'International Refugee Assistance project. "Le Tchad est un pays majoritairement musulman, les voyages en provenance de Corée du Nord sont de fait déjà gelés, et les restrictions sur le Venezuela ne visent que des responsables du gouvernement. On ne peut pas être plus transparent que ça", a-t-elle critiqué.