Turquie : Erdogan revendique la victoire à la présidentielle, l'opposition conteste

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Turquie : Erdogan revendique la victoire à la présidentielle, l'opposition conteste
@ AFP
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Le président turc a revendiqué dimanche la victoire aux élections présidentielle et législatives, s'ouvrant la voie vers un nouveau mandat de cinq ans aux pouvoirs considérablement renforcés.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a revendiqué dimanche la victoire aux élections présidentielle et législatives âprement disputées, s'ouvrant la voie vers un nouveau mandat de cinq ans aux pouvoirs considérablement renforcés.

"Les résultats non-officiels des élections sont clairs. Selon eux, notre nation m'a confié la responsabilité de président de la République", a déclaré M. Erdogan, alors que le dépouillement des votes n'est pas terminé. Recep Tayyip Erdogan, qui s'exprimait à Istanbul, a également revendiqué la majorité parlementaire pour l'alliance dominée par son parti, l'AKP.

Le parti d'opposition évoque un second tour pour la présidentielle. Ces déclarations surviennent alors que le principal parti d'opposition, le CHP (social-démocrate), a affirmé que son propre décompte des résultats partiels indiquent qu'un second tour pour la présidentielle est inévitable. Après les déclarations d'Erdogan, des concerts d'avertisseurs résonnaient dans les rues d'Istanbul. Avant même la proclamation du chef de l'État, ses partisans avaient commencé à exprimer leur joie en agitant dans les rues des drapeaux turcs.

Une "leçon de démocratie". "La Turquie, avec un taux de participation de près de 90%, a donné une leçon de démocratie au monde entier", a affirmé Recep Tayyip Erdogan. Le président turc avait convoqué en avril ces élections présidentielle et législatives anticipées initialement prévues en novembre 2019. Ce double scrutin est particulièrement important, car il marque le passage du système parlementaire en vigueur à un régime présidentiel où le chef de l'État concentre la totalité du pouvoir exécutif. Erdogan affirme qu'une telle mesure est nécessaire pour assurer la stabilité au sommet de l'Etat, mais ses opposants l'accusent de vouloir monopoliser le pouvoir avec cette transformation.