Trump accuse la Corée du Nord d'avoir torturé un étudiant américain décédé

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Trump accuse la Corée du Nord d'avoir torturé un étudiant américain décédé
Otto Warmbier avait été condamné en 2016 à 15 ans de travaux forcés pour le vol d'une affiche de propagande lors d'un voyage touristique.@ KCNA VIA KNS / KCNA / AFP
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Décédé en juin 2017, Otto Warmbier avait été rapatrié dans le coma aux États-Unis, après 18 mois de détention en Corée du Nord. 

Donald Trump a accusé Pyongyang d'avoir "torturé au-delà de l'imaginable" l'étudiant américain Otto Warmbier, décédé en juin 2017 une semaine après son rapatriement de Corée du Nord dans le coma, dans un tweet publié mardi matin.

"Superbe interview sur Fox & Friends des parents d'Otto Warmbier : 1994-2017. Otto a été torturé au-delà de l'imaginable par la Corée du Nord", a écrit le président américain sur Twitter. Aucun responsable américain n'avait jusqu'ici accusé publiquement la Corée du Nord d'avoir torturé le jeune étudiant, arrêté à Pyongyang en janvier 2016. Ses propos suivaient une interview des parents d'Otto Warmbier, qui ont accusé Pyongyang d'avoir "torturé et intentionnellement blessé" leur fils, mardi matin sur la chaîne Fox News



Pyongyang avait dénoncé une "campagne de diffamation". En juin, après la mort de l'étudiant, le président américain avait qualifié la Corée du Nord de "régime brutal". Pyongyang avait répliqué en dénonçant une "campagne de diffamation" et avait démenti toute torture ou maltraitance de l'Américain de 22 ans.

L'étudiant avait été condamné à 15 ans de travaux forcés. Otto Warmbier est décédé le 13 juin, quelques jours après avoir été rapatrié dans le coma aux États-Unis, après 18 mois de détention en Corée du Nord. Condamné en 2016 par la justice nord-coréenne à 15 ans de travaux forcés pour le vol d'une affiche de propagande lors d'un voyage touristique, il souffrait de graves lésions cérébrales qui résultent d'ordinaire d'un arrêt cardio-respiratoire, selon ses médecins. Les origines de son coma profond restent mystérieuses.

Sa mort avait accentué les tensions, déjà très fortes, entre Washington et Pyongyang. Les États-Unis ont depuis interdit à leurs ressortissants de se rendre en Corée du Nord, où trois Américains sont toujours retenus prisonniers.