Reprise de STX : un "accord gagnant-gagnant" pour Paris et Rome, affirme Macron

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Reprise de STX : un "accord gagnant-gagnant" pour Paris et Rome, affirme Macron
Emmanuel Macron estime que la France et l'Italie ont construit "quelque chose d'intelligent" dans le dossier STX. @ AFP
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"Il vaut mieux avoir un opérateur et un actionnaire coréen qu'un opérateur italien !", a défendu le président de la République alors que les chantiers français vont passer sous le contrôle de l'italien Fincantieri. 

Le président Emmanuel Macron a affirmé, mercredi soir, que l'accord trouvé entre Paris et Rome sur la reprise des chantiers navals STX France par l'italien Fincantieri était "un accord gagnant-gagnant" pour les deux pays.

"Un accord gagnant-gagnant". "Nous pouvons l'un et l'autre dire aujourd'hui que c'est un accord gagnant-gagnant. A ceux qui disent 'c'est terrible, il y aura un opérateur industriel qui n'est pas français', je veux leur rappeler que, jusqu'il y a quelques mois, à une très large majorité, l'actionnaire et l'opérateur étaient (sud)coréen", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni à l'issue du sommet franco-italien à Lyon. 

"Quelque chose d'intelligent". "Qu'on m'explique, lorsqu'on défend l'Europe chaque jour, qu'il vaut mieux avoir un opérateur et un actionnaire coréen qu'un opérateur italien ! Et que ceux qui disent 'formidable, j'ai gagné, l'Italie a la majorité' regardent la réalité de l'accord d'actionnaires", a lancé le chef de l'État. "Nous sommes à 50-50, avec de vraies garanties. Ce n'est pas l'accord du printemps mais nous avons construit les termes d'un accord qui permettent à Fincantieri de diriger les destinées de cette entreprise. Je crois donc que nous avons construit quelque chose d'intelligent", a-t-il encore déclaré.

Une période de réserve. Après des semaines de crispation, Paris et Rome ont trouvé un terrain d'entente sur le dossier de la reprise des chantiers navals STX France par Fincantieri qui en obtient le contrôle sous conditions. Dans les faits, Fincantieri obtient 50% des chantiers navals de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, auxquels il faut ajouter 1% "prêté" par l'Etat français, qui se réserve le droit de le reprendre si l'Italien ne respecte pas ses engagements pendant une période de douze ans.

Emmanuel Macron a par ailleurs commenté le rapprochement envisagé entre le français Naval Group et l'italien Fincantieri, estimant qu'il visait à "créer un champion mondial dans le naval". Paris et Rome se sont entendus pour mettre en place un groupe de travail qui va se pencher d'ici à l'été 2018 sur un rapprochement entre ces deux géants.