Keystone XL : TransCanada réclame 15 milliards de dollars de dommages-intérêts aux Etats-Unis

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Keystone XL : TransCanada réclame 15 milliards de dollars de dommages-intérêts aux Etats-Unis
Un manifestant américain contre le projet de Keystone XL en mars 2014.@ BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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Le président américain avait annulé en novembre dernier le projet d'oléoduc Keystone porté par la société canadienne TransCanada.

La société TransCanada a annoncé mercredi qu'elle allait réclamer 15 milliards de dollars américains en dommages et intérêts au gouvernement des Etats-Unis pour son rejet du projet d'oléoduc transfrontalier Keystone XL. TransCanada a dit s'attendre à une longue bataille judiciaire et a réaffirmé sa disposition à présenter une nouvelle demande de construction.

Un accord qui protège les investissements. TransCanada compte faire valoir que la décision du président Barack Obama de rejeter le projet d'oléoduc en novembre était "arbitraire" et "injustifiée" et qu'elle violait l'article 11 de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), qui protège les investissement étrangers, a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Dans sa requête (...), TransCanada va tenter de recouvrer plus de 15 milliards de dollars américains", a précisé la société basée à Calgary, dans l'Ouest canadien.

Pouvoirs outrepassés ? TransCanada a aussi déposé une poursuite devant la Cour fédérale de Houston, au Texas, alléguant que la décision du président Obama de refuser la construction de l'oléoduc excédait ses pouvoirs en vertu de la constitution des Etats-Unis.

Colère des Républicains. Long de 1.900 kilomètres, dont 1.400 aux Etats-Unis, Keystone XL visait à transporter le pétrole des sables bitumineux canadiens de l'Alberta jusqu'au Nebraska, au centre des Etats-Unis, d'où il aurait pu rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique. En s'opposant au projet, sept ans après la première demande de permis de construire de l'opérateur TransCanada, Barack Obama avait marqué les esprits et provoqué la colère de ses adversaires républicains avant la conférence de Paris sur le climat (COP 21).