Germanwings : "J’ai rencontré ceux qui ont accueilli les familles des victimes"

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VIDÉO - Chaque matin tout au long de l’été, Europe1 revient sur les grands reportages qui ont marqué la saison de la radio, en compagnie d’un reporter de la rédaction.

Le 24 mars dernier 150 personnes ont trouvé la mort près de Seyne-les-Alpes dans le crash d’un avion de la compagnie Germanwings.  La reporter d’Europe1, Sandrine Prioul est partie sur place dès le lendemain où elle a rencontré des habitants très affectés par le drame et qui ont tout mis en œuvre pour venir en aide aux proches des victimes.

Elle raconte :

"Il faut s’imaginer une ambiance très lourde dans ce village de Seyne-les-Alpes où avait été installée la chapelle ardente. L’accident a été d’une violence extrême, l’avion a été totalement pulvérisé par le choc, il n’y a pas de survivants.

En seulement quelques heures, des milliers de journalistes affluent du monde entier.  S’ensuivent les cérémonies hommage aux victimes en présence d’Angela Merckel, de François Hollande. A Barcelone comme à Dusseldorf, on a dû faire patienter les familles des victimes pendant 24 heures, le temps de pouvoir les accueillir correctement, le temps aussi de les préparer à la douleur.

Entendu sur Europe 1
Le procureur annonce aux familles que le crash n’était pas un accident

Les deux avions allemand et espagnol affrétés atterrissent finalement à Marseille le surlendemain. Mais avant de monter dans la vallée, il y a cette terrible nouvelle qui s’ajoute au drame : la 1ère boîte noire a parlé. Le procureur annonce aux familles que le crash n’était pas un accident. L’atmosphère devient plus lourde encore du côté de Seyne-les-Alpes. Les habitants à la fois anxieux et désireux de pouvoir venir en aide à ces familles endeuillées "leurs ouvrent leur maison et leur cœur", me résume le maire d’un village. Et ce avec discrétion, pudeur, à l’abri des regards et des hordes de journalistes."

C’est dans ce contexte que la reporter a rencontré Jean-Jacques. Lui et son frère ont déployé tous les efforts pour accueillir les proches des victimes. Et plusieurs mois après le crash, les familles continuent d’affluer sur le site de la catastrophe.  

"Ces familles ont besoin de se recueillir et aujourd’hui encore Jean-Jacques leur réserve un accueil chaleureux. Des familles qui ont récupéré pour la plupart les dépouilles de leurs défunts, il y a quelques semaines à peine, les ont inhumés à Düsseldorf, à Barcelone. Mais aussi au Japon, en Colombie. Mais ces familles continuent aussi de venir discrètement se recueillir devant la stèle, au pied de la montagne, comme en pèlerinage."