GB : "J’ai suivi la réélection de David Cameron"

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VIDÉO - Chaque matin tout au long de l’été, Europe1 revient sur les grands reportages qui ont marqué la saison de la radio, en compagnie d’un reporter de la rédaction.

Le 7 mai dernier, à Londres, David Cameron était réélu au 10 Downing Street. Le Premier ministre britannique réélu triomphalement, après une nuit pleine de suspense et alors que personne ne s'attendait pas à un tel plébiscite.

Il raconte :

"Tous les observateurs en sont restés pantois ce soir-là, en découvrant les premières estimations données par la BBC. L'un d'eux a même promis en direct à la télé, de manger réellement son chapeau si cette tendance se confirmait. Bon, il ne l'a pas fait.

Mais le raz-de-marée conservateur a bien eu lieu. Une centaine de sièges d'écart avec les travaillistes alors que tous les sondages prévoyaient une élection extrêmement serrée, on s'attendait à de longues tractations pour former un gouvernement. Au final, les conservateurs ont à eux seuls la majorité absolue, cela n'était pas arrivé depuis 1992."

Immense victoire donc pour David Cameron, reconduit pour 5 ans à la tête de la Grande-Bretagne. Une rude défaite pour les la gauche britannique.

"D'ailleurs elle a couté son poste au leader de l'opposition, Ed Miliband, qui dès le lendemain a démissionné de la tête du parti travailliste. Il s'est même excusé personnellement. C'est vrai que le Labour est terrassé. En Ecosse, il est rayé de la carte par les indépendantistes, qui font une percée historique. De son coté, Cameron a les mains encore plus libres qu'avant, plus besoin d'alliés. Et déjà ses premières propositions font beaucoup de bruit. Il a annoncé vouloir encadrer le droit de grève, en imposant des conditions très strictes, les syndicats n'avaient pas vu une telle offensive depuis l'époque Thatcher. 

Et puis il compte aussi s'attaquer au dossier européen. Ça a été l'une de ses grandes promesses de campagne, organiser d'ici 2017 un référendum en Grande-Bretagne sur l'appartenance à l'Union. De quoi mettre une pression maximale sur les Européens et tout renégocier. Pour l'instant le sujet est en suspend, éclipsé ses dernières semaines, par le dossier grec."