Espagne : incendie d'une gigantesque décharge sauvage de pneus

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Espagne : incendie d'une gigantesque décharge sauvage de pneus
L'alerte a été donnée vendredi à 01h20 du matin, a précisé un porte-parole des service d'urgence.@ PEDRO ARMESTRE / AFP
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Un incendie, probablement d'origine humaine, ravage depuis la nuit de vendredi une décharge géante des environs de Madrid.

Un incendie ravageait vendredi une gigantesque décharge sauvage de pneus à une cinquantaine de kilomètres de Madrid, la plus grande du pays selon la presse, dégageant un épais nuage de fumée noire toxique, selon une source officielle.

Évacuation. L'incendie "a produit un nuage toxique qui pourrait toucher une partie de la population de Seseña", 20.000 habitants, avertit le gouvernement de la région de Castille-La Manche (centre) dans un communiqué. Les autorités ont invité les habitants à fermer portes et fenêtres mais n'ont pas jugé nécessaire une évacuation des quelque 11.000 riverains de la décharge dénoncée par les écologistes et située à cheval entre les communes de Seseña et Valdemoro. En fin de matinée les trois-quarts de la décharge avaient brûlé, selon le compte Twitter des pompiers de la région de Madrid et selon le président de la région de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page, l'incendie pourrait se prolonger "pendant plusieurs jours".

Une origine "intentionnelle". L'incendie est "confiné par d'amples chemins coupe-feu", a cependant rassuré dans l'après-midi l'inspecteur chef des pompiers Luis Villarroel sur le compte Twitter des pompiers de Madrid. Outre des pompiers de Madrid et de Tolède, trois hélicoptères ont été mobilisés. Deux hydravions devaient aussi intervenir. "Le feu devient virulent en raison de la hausse de température" avait expliqué en fin de matinée Luis Villarroel. L'alerte a été donnée à 01h20 du matin, a précisé un porte-parole des service d'urgence. "Tout paraît indiquer que ce désastre est intentionel", a aussi déclaré le maire de Seseña Carlos Velazquez à la radio Cadena Ser, soulignant que les fortes pluies des derniers jours rendaient impossible un déclenchement accidentel.



La décharge date des années 1990 et n'a cessé de s'étendre depuis. Elle a été déclarée illégale en 2003 mais rien n'a été fait pour débarrasser les pneus accumulés sur près de dix hectares - soit l'équivalent de 14 terrains de football - et trois mètres de hauteur.