Une fillette non voyante privée de centre aéré faute d’éducateur

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Une fillette non voyante privée de centre aéré faute d’éducateur
La fillette non voyante pourra aller en centre de loisirs pendant les vacances seulement. Image d'illustration. @ AFP
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La ville de Toulon a expliqué qu'elle ne pouvait se permettre d'embaucher un éducateur spécialisé pour accompagner la fillette. 

Rose, petite fille de 9 ans scolarisée à La Crau dans le Var, se retrouve privée de centre de loisir les mercredis après-midis. La cause ? Non voyante, elle aurait besoin d'un éducateur spécialisé pour l'accompagner, une dépense que la ville ne peut assurer, a rapporté lundi Var Matin

Temps partiel forcé pour le père. La fillette, scolarisée en Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) où elle est accompagnée par une auxiliaire de vie, s'est donc vu refuser l'inscription dans les centres de loisirs de Toulon. L'embauche d'un éducateur spécialisé représente un "accroissement de son effectif en personnel" que "la municipalité ne peut prendre en charge", a expliqué Hubert Falco, le maire de la ville. Le père de Rose, Thierry, a donc été obligé de demander un 80% à son employeur, l'arsenal de Toulon, afin de s'occuper de sa fille les mercredis. La perte de salaire qui en découle est moins importante que la dépense que nécessiterait la garde de Rose.

Une petite fille"autonome". Rose "est autonome", assure le père, qui regrette par ailleurs que sa fille ne puisse "voir autre chose, avoir des activités, être avec d'autres enfants". "Rose n'a jamais connu ça, car jusqu'ici sa santé ne le lui permettait pas", précise-t-il. La petite fille, qui souffre également de malformations orthopédiques, a en effet dû subir plusieurs opérations chirurgicales. 

Acceptée pour les vacances. Rose va donc devoir patienter jusqu'aux prochaines vacances de Toussaint. Pour les congés scolaires en effet, elle a obtenu une place dans un centre de loisirs. La mairie de Toulon, de son côté, rappelle que la prise en charge des personnes handicapées ne fait pas partie de ses compétences. Malgré tout, cet été, la ville a reçu 12 enfants porteurs de handicap dans ces centres aérés, a indiqué Valérie Mondone, adjointe chargée de la jeunesse.