Un homme laissé libre après une agression à la hache tue la belle-mère de son amie

  • A
  • A
Un homme laissé libre après une agression à la hache tue la belle-mère de son amie
D'après les premiers éléments de l'enquête, la quadragénaire a été tuée de trois balles tirées.@ Florian Garcia/Sirpa
Partagez sur :

Laissé libre après avoir porté un coup de hache à un ami de la famille, un homme a tué la belle-mère de sa concubine, quelques jours plus tard, avant de se suicider.

Un homme a tué la belle-mère de sa concubine à Claviers, dans le Var, avant de retourner l'arme contre lui, quelques jours après avoir agressé un homme à la hache, a indiqué lundi le procureur de la République de Draguignan, ajoutant que l'homme est mort lundi.

Tuée de trois balles dans le dos. Le drame, révélé par Var-Matin, est survenu samedi midi au domicile de la victime. D'après les premiers éléments de l'enquête, la quadragénaire a été tuée de trois balles tirées par un Franco-Tunisien né en 1984 qui vivait en concubinage avec la fille de son compagnon. Sa concubine, inquiète de ne pas voir revenir sa belle-mère partie faire une lessive chez elle, a trouvé son corps sans vie ainsi que celui de son concubin, grièvement blessé. Le couple était en instance de séparation.

Laissé libre après un coup de hache donné à un ami de la famille. Quelques jours plus tôt, le 31 octobre, le trentenaire avait porté un coup de hache à un ami de la famille, lors d'une dispute liée à la séparation d'avec sa concubine. Placé en garde à vue puis déféré devant un juge, il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire, ne présentant pas d'antécédents de violence. Selon le parquet, le coup porté avec la hache l'aurait été avec le manche, n'occasionnant qu'un hématome. La dangerosité de l'individu, qui aurait pu justifier une détention, n'avait donc pas été établie, toujours selon le parquet de Draguignan.

Déjà convoqué pour détention de cannabis. Quelques jours auparavant, l'auteur des faits avait été interpellé par les gendarmes et il avait été découvert chez lui une quantité importante de cannabis (9 kilos d'herbe), ce qui lui avait valu d'être convoqué en décembre pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). L'enquête confiée à la gendarmerie va maintenant consister à éclaircir les conditions dans lesquelles cet homme a pu acquérir le revolver qui lui a servi à tuer la belle-mère de sa concubine. Selon le parquet, son geste pourrait s'expliquer par la perspective qu'il avait de se voir expulser de la maison de son beau-père, où il vivait avec sa compagne et leur enfant, alors qu'il était coupé de ses attaches familiales tunisiennes et était au chômage.