Pyrénées-Atlantiques : un cheminot évite un drame de justesse sur un passage à niveau

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Le cheminot, qui passait par là par hasard, a sauvé in extremis deux automobilistes coincés sur un passage à niveau alors qu'un train approchait.

"Si je n'avais pas été là, ils étaient morts." Après la catastrophe de Millas, un nouveau drame a été évité de justesse jeudi, à Boucau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Un couple s'est retrouvé bloqué sur les voies alors que les barrières du passage à niveau se refermaient. Leur voiture est tombée en panne au plus mauvais moment mais heureusement pour eux, ils avaient un ange gardien…

La voiture "a dérapé" sur le passage à niveau. Daniel, un cheminot bayonnais, passait par là et a sorti le couple de cette situation à risques in extremis. "Je suivais une voiture. Sur un passage à niveau, elle a dérapé, elle est partie sur la voie 2. J'ai trouvé ça bizarre", raconte-t-il au micro d'Europe 1. Après s'être "garé un peu plus loin", il est sorti de sa voiture. "Il faisait nuit noire, il pluvinait légèrement", se souvient Daniel.

Le couple a d'abord refusé de quitter le véhicule. Daniel s'est ensuite approché du véhicule en difficulté et a demandé au couple qui se trouvait dedans de sortir, mais "ils n'ont pas voulu". Ils lui ont demandé de les aider à pousser à la voiture. Après leur avoir demandé de se calmer, Daniel explique avoir appelé le poste d'aiguillage : "En disant 'allo', le passage à niveau se baisse, la sonnerie retentit. Alors là, panique !"

La voiture "a rétréci de moitié". À ce moment-là, il est devenu plus insistant avec les passagers de la voiture. "La dame était toujours au volant. J'ai crié après elle, je me suis mis en colère. Je les ai sortis, je les ai mis de côté", explique-t-il. Ensuite, "le train est arrivé. Il a klaxonné à fond". Pour ne pas ressentir le choc, alors qu'il se trouvait "à trois mètres de la voie" avec les deux passagers, Daniel s'est "mis de dos". Le train "a traîné la voiture" qui "a rétréci de moitié" : "Il n'y avait que le moteur et le tableau de bord devant, tout le reste était broyé."

"On est vivant. C'est le principal !" "J'ai pris ces deux personnes dans mes bras, je leur ai dit : 'Vous voyez, on est vivant. C'est le principal !' Ils m'ont remercié plusieurs fois", confie Daniel. Aujourd'hui, si ce couple est encore en vie, c'est grâce à lui.