Attentat de Nice : un deuil national décrété samedi, dimanche et lundi

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Attentat de Nice : un deuil national décrété samedi, dimanche et lundi
Manuel Valls s'est exprimé à la sortie d'un conseil de Défense à l'Elysée.@ Thomas SAMSON / AFP
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Manuel Valls a annoncé vendredi qu'un deuil national de trois jours sera respecté samedi, dimanche et lundi, en hommage aux victimes de l'attaque qui a fait au moins 84 morts et de nombreux blessés, la veille à Nice.

Un deuil national a été décrété pour les 16, 17 et 18 juillet en hommage aux victimes de l'attentat de Nice, a annoncé Manuel Valls vendredi, à la sortie d'un conseil de Défense à l'Elysée après l'attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts et des dizaines de blessés sur la promenade des Anglais.

Drapeaux en berne. "Le président de la République a décidé un deuil national, déclaré pour les 16, 17 et 18 juillet en hommage aux victimes", a également déclaré le Premier ministre à la presse. "Les drapeaux seront mis en berne sur nos édifices publics dès aujourd'hui", a-t-il ajouté.

L'état d'urgence prolongé mardi en conseil des ministres. Manuel Valls a par ailleurs confirmé la prolongation de l'état d'urgence en conseil des ministres mardi, "pour que le Parlement puisse l'examiner mercredi et jeudi". "Un projet de loi permettant la prorogation de l'état d'urgence pour une durée de trois mois supplémentaires sera présentée en Conseil des ministres, après avis du Conseil d'Etat, mardi prochain, pour que le Parlement puisse examiner ce texte mercredi et jeudi prochains", a-t-il indiqué. L'examen pourrait se faire mercredi à l'Assemblée nationale et jeudi au Sénat, a précisé l'entourage de Claude Bartolone, président de l'Assemblée. 

"Nous ferons bloc". "On a voulu atteindre l'unité de la nation française. Alors la seule réponse digne, responsable de la France, sera celle qui restera fidèle à l'esprit du 14 juillet, c'est-à-dire celui d'une France unie et rassemblée autour de ses valeurs. Et nous ferons bloc, c'est la seule exigence qui vaille aujourd'hui", a ajouté Manuel Valls depuis la cour de l'Elysée. "La France a une nouvelle fois été frappée par un acte terroriste lâche et inhumain, et nos pensées dans ce moment très difficile vont aux victimes et à toutes ces familles touchées par ce drame insoutenable", a-t-il également déclaré.

"Le terrorisme, et nous le disons depuis longtemps, est une menace qui pèse lourdement sur la France et qui pèsera encore longtemps". "Nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre, et le but des terroristes est d'installer la peur et la panique. La France, le président de la République le rappelait hier, est un grand pays, une grande démocratie qui ne se laissera pas déstabiliser", a dit Manuel Valls. Le chef de l'Etat et le Premier ministre se rendent dans la journée à Nice, où sont déjà présents le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre de la Santé Marisol Touraine.