Les coucougnettes de Pau

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Produit du terroir est une chronique de l'émission Le grand direct des régions
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Chaque matin, Anne Cazaubon nous fait découvrir une spécialité du terroir.

Aujourd’hui, direction les Pyrénées-Atlantique pour y découvrir des bonbons qui en ont, à déguster avec humour et sans modération, les coucougnettes de Pau !

À quoi ça ressemble les coucougnettes ?

La Coucougnette est fabriquée à base d'amandes broyées au sucre de canne, mélangée à des amandes grillées caramélisées avec un zeste d'eau de vie de gingembre et une rasade d'armagnac.
Le cœur de la Coucougnette est une amande douce entière, grillée et enrobée de chocolat noir.
Elle est roulée entièrement à la main et trempée dans du jus de framboise pour lui donner cette couleur rosée.
Afin de conserver sa saveur, son moelleux et sa fraîcheur, elle est enveloppée d'un léger voile de sucre de canne Candy à la parisienne. Et pour donner sa belle couleur rose à cette gourmandise, le bonbon est trempé dans du jus de framboise.

Pourquoi ça s’appelle "les coucougnettes" ?

En fait, le mot "coucougnette", vient de "se faire des coucougnes" comme dans "J’ai très envie de vous faire des coucougnes", c’est-à-dire, "câliner, chouchouter, cajoler, caresser".
En deux mots, coucougner, c’est offrir un peu d’amour et ça, on en a à revendre de l’amour dans cette émission.
C’est donc tout naturellement que l’on va glisser de coucougne à coucougnette, il n’y avait qu’une galipette, c’est bien connu.
Oui, pour ce genre de chose, la langue française, a les idées mal placées et se montre d’une grande souplesse.

Il faut dire que selon les générations et l’éducation, les noms de baptêmes pour appeler un chat, un chat et un bonbon, une coucougnette sont nombreux.
Dans la bourgeoisie, par exemple,  on les appelle les précieuses ou les bourses. Les hommes de science, les médecins, vont les nommer:  parties génitales, testicules ou organes reproducteurs. Pour les chefs cuisiniers, ce sera les "rognons" et pour le français moyen, ce seront les "Joyeuses, Valseuses, Boboles, Baloches, roupettes ou autres roubignolles..." Ce qui est sûr, c’est que la grande majorité des gens les appellent par leur nom et ne souhaitent pas qu'on les leur casse que nombreux aimeraient les avoir en or...

On imagine que ça a un lien avec ça, justement…

Oui, puisque les "coucougnettes" les plus célèbres sont sans aucun doute celles du roi Henri IV, que l’on surnommait « le Vert Galant », c’est l’expression qui caractérise un homme entreprenant, malgré son âge. C’est un homme qui cherche à plaire aux femmes, par ses manières, par son langage, par sa tenue. Pour le coup, Henri IV était un grand amateur de femmes et de bonne chère. Les Historiens lui attribuent pas moins de 57 maîtresses et 24 enfants.
D’un coup, on ne se demande plus de quelle couleur était le cheval blanc d’Henri IV, puisque l’on se doute bien, qu’il était blême le pauvre, et un peu au bout de sa vie, il faut bien le dire, épuisé de mener Henri IV, de conquêtes, en maîtresse et autre damoiselle.

Petite recommandation avant la dégustation : "Attention, les coucougnettes ne se sucent pas, elles se croquent pour en recueillir tout l'amour et tomber sous le charme des saveurs".