Chine : un enfant naît… quatre ans après la mort de ses parents

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le monde dans votre radio est une chronique de l'émission Europe Soir
Partagez sur :

En Chine, un enfant a vu le jour quatre ans après la disparition de ses parents dans un accident de voiture, grâce à une fécondation in vitro.

D’abord cette histoire incroyable qui nous vient de Chine. C’est l’histoire d’un petit garçon qui vient de naître, quatre ans après la mort de ses parents. Il faut que vous nous expliquiez…

C’est une histoire sans précédent en Chine. Celle de Shen Ji et Liu Xi, un jeune couple disparu dans un accident de voiture, en mars 2013. Ils étaient mariés depuis deux ans et comme ils n’arrivaient pas à avoir d’enfant, ils avaient entamé des démarches pour une fécondation in vitro. Leur accident est arrivé cinq jours avant la transplantation prévue d’embryons fécondés. Les parents de Shen et Liu sont effondrés puis ils décident de récupérer les quatre embryons. Ce sont ceux de leurs enfants, deux enfants uniques par ailleurs. Ils veulent essayer de perpétuer la lignée familiale. Or dans le droit chinois, rien n’est prévu sur un éventuel héritage d’embryons congelés.

Ils ont donc entamé un combat judiciaire…

Trois années devant les tribunaux ! Pour éviter un procès jugé trop risqué contre l’hôpital, les parents du garçon attaquent en justice ceux de la fille. Ils perdent en première instance mais font appel et obtiennent finalement la "garde" des embryons, le droit d’en disposer. Le tribunal estime que ces embryons portent la mémoire de leurs parents. Combat suivant, trouver où les transférer car la gestation pour autrui est interdite en Chine. Aucun hôpital ne veut accueillir les embryons. Ils font appel à une agence et trouvent une mère-porteuse au Laos, le petit voisin du sud, où la GPA est légale. Mais cette fois, aucune compagnie aérienne n’accepte de transporter les embryons. Les quatre futurs grands-parents prennent donc la route. Et les embryons sont finalement implantés, au Laos.

C’est là qu’est né le petit garçon ?

Non la mère porteuse est venue en Chine vers la fin de sa grossesse, avec un visa de tourisme. C’est là qu’elle a mis au monde Tiantian, en décembre dernier. Ça veut dire "douceur". Et pour avoir la nationalité chinoise, ses grands-parents ont dû passer par une ultime étape : les tests ADN, pour prouver leur filiation. Le 18 mars dernier, ils organisaient une petite fête pour les 100 jours de Tiantian. Il parait qu’il a les yeux de sa mère mais que pour le reste, il ressemble beaucoup à son père.

En bref, quatre policiers argentins comparaîtront devant la Cour fédérale le mois prochain, après la disparition mystérieuse d’un stock de marijuana…

Depuis deux ans, 6.000 kilogrammes de cannabis saisis étaient stockés dans un entrepôt de la police de la ville de Pilar, à 60 kilomètres de Buenos Aires. Mais une petite inspection des services internes révèle qu’il manque 540 kilogrammes, tout de même. L’ancien commissaire, qui avait changé de poste, et trois de ses subordonnés, ont très sérieusement expliqué que la beuh avait été mangée par des souris toxico ! Des experts n’ont pas trouvé ça crédible, d’abord parce qu’une souris ne confond pas de la drogue et sa nourriture. Il aurait fallu beaucoup de souris accros pour manger 540 kilogrammes. Enfin l’entrepôt aurait été jonché de cadavre. Bien essayé, les gars…

Selon le rapport d’Amnesty international, la peine de mort continue de reculer dans le monde.

993 exécutions ont été enregistrées dans 23 pays l’an dernier. C’est un recul de 4 % par rapport à 2016. La Guinée et la Mongolie s'ajoutent à la liste des pays qui l'ont abolie. Chine mise à part, 84% des exécutions ont eu lieu en Iran, Arabie saoudite, Irak et Pakistan. Chine mise à part parce qu’elle ne communique pas le nombre de mises à mort chez elle. Les États-Unis figurent à la 8ème place du classement des pays qui exécutent le plus.