Chine : petit copain à louer !

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Un nouveau "service" dans un centre commercial chinois propose à des jeunes femmes de louer un "petit copain" le temps d'une séance de shopping.

Notre première histoire nous emmène ce soir en Chine, où un nouveau service est proposé aux jeunes femmes dans certains centres commerciaux. C’est assez surprenant, elles peuvent louer un "petit copain" le temps de leur shopping !

Le site d’info chinois ChinaNews couvrait la semaine dernière l’inauguration de ce nouveau "service" dans un centre commercial du nord-est du pays. Imaginez des portails en carton rouge et des petites estrades sur lesquelles se tiennent des jeunes hommes, en costume et nœuds papillon devant une foule de filles, smartphones en mains. "Partage de boyfriend", dit la pancarte. 1 yuan la demi-heure, ce n’est pas cher, environ 13 centimes d’euros. Et c’est facile, il suffit de scanner le QR code pour payer et embarquer le jeune homme le temps des courses. Sur une autre photo, on en voit un qui porte sur l’épaule le petit sac à main jaune de mademoiselle. Il peut se charger des paquets, faire des selfies, papoter ou conseiller pour des achats. Mais le règlement précise que le contact physique n’est pas prévu dans le service.

C’est l’économie partagée poussée au bout de la logique !

Ah oui, on peut tout louer en Chine d’un glissement de doigt sur son smartphone, jusqu’aux petits détails du quotidien : un vélo, une poussette, un parapluie… Et donc maintenant, un joli garçon bien sapé pour vous accompagner le temps d’un shopping. Mais si ce service est nouveau dans un centre commercial, le fait de pouvoir faire appel à un "faux petit copain" existait déjà et c’est un business qui se développe en Chine.

Oui à cause de la pression familiale, liée au mariage...

Exactement. Les Chinoises sont de plus en plus éduquées, diplômées et elles travaillent à des postes de plus en plus élevés. Mais ça ne colle pas avec le système de mariage vertical pratiqué en Asie. Les parents attendent de leurs filles qu’elles se marient jeunes et ne pas le faire, est leur manquer de respect. Il existe même un mot pour désigner les filles qui tardent trop : "sheng nu", ce qui veut dire "celles qui restent". C’est très péjoratif. Entendez les filles "périmées" ! Pour certains, la limite, c’est 25 ans ou 28, mais 30 ans, c’est vraiment trop tard. Alors pour rassurer les parents et avoir la paix, les jeunes femmes, effectivement, louent parfois un fiancé. Par exemple quand elles retournent dans leur famille en février, pour le Nouvel an lunaire.

On prend maintenant la direction de la Suède, où un scandale touche l'institution de l'Académie suédoise, qui décerne le fameux prix Nobel de littérature. Trois de ses membres ont démissionné vendredi dernier ! Frédéric Faux, vous êtes à Stockholm pour Europe 1. Au cœur de cette tempête, qui fait grand bruit en Suède, il y a un Français, installé depuis quarante ans dans le pays.

Oui dans la foulée de l’affaire Weinstein, à Hollywood, une journaliste suédoise s’est souvenue qu’à Stockholm, aussi, il y avait un homme sur lequel courait de nombreuses rumeurs d'agressions sexuelles. Alors elle a enquêté et recueilli des témoignages de femmes. 18 femmes qui accusent ce Français, Jean-Claude Arnault. C’est une personnalité du monde de la culture en Suède, marié à une Académicienne, poétesse et écrivaine et qui tient une sorte de club artistique très couru à Stockholm. Un club que l'Académie a subventionné jusqu'à tout récemment.

Ce sont ces liens qui sèment le trouble à l'Académie ?

Oui parce que certains pensent qu'il a pu profiter de cette "couverture" de l'Académie pour agresser des femmes, mais aussi pour ébruiter les nominations des certains prix Nobel avant qu’elles ne soient officielles. Jean-Claude Arnault nie en bloc. La justice a été saisie. Mais ce qui irrite le plus les Suédois, c’est que l’Académie semble vouloir étouffer l’affaire. L'un des trois démissionnaires de vendredi, ancien président du Comité Nobel, déplore que certains "membres éminents de l'Académie placent l’amitié avant la responsabilité et l'intégrité".

Ça ternit l'image de l'Académie, et par ricochet celle du prix Nobel de littérature ?

Oui, les médias suédois estiment carrément que l’institution est "en ruine". Vous savez la remise des prix Nobel, en décembre, est le plus grand événement international dans l’actualité suédoise, retransmis en direct à la télé, comme si c’était la montée des marches du Festival de Cannes. Or déjà depuis plusieurs années, deux autres fauteuils étaient vides, ceux de deux académiciennes. Au moment du mouvement #metoo, l'une d'elles avait comparé l'Académie à une "secte". C’est pour ça que le roi de Suède est intervenu hier. Il faut trouver une solution à la crise car d’autres membres de l’Académie menacent de démissionner à leur tour.

En bref, dans l’Est de l’Inde, samedi soir, un train a roulé 12 kilomètres sans locomotive !

22 wagons bondés, remplis d’environ 1.000 passagers, se sont détachés de la voiture motrice et sont repartis en arrière ! Le train a finalement été arrêté grâce à des blocs de pierre placés sur les rails, qui l’ont ralenti progressivement. Heureusement, ça s’est bien fini, sans un seul blessé mais ça aurait pu être très grave. Vous avez, le réseau ferroviaire est l’un des plus étendu du monde mais connait de gros problèmes de sécurité. Un rapport gouvernemental, en 2012, chiffrait à 15.000 le nombre de morts chaque année dans des accidents de trains.

Autre triste histoire. 29 kg de plastique ont été retrouvés dans l'estomac d'un cachalot échoué sur une plage espagnole...

L’autopsie de l’animal de 10 mètres de long et d’environ 6 tonnes a révélé qu’il était mort d’une péritonite, c’est-à-dire une inflammation de l’estomac. Une péritonite directement liée aux déchets plastiques qu’il avait ingurgités. Dans son ventre, les scientifiques ont découvert entre autres un jerrycan, un monceau de sacs en plastique ainsi que des filets de pêche. Il y a peu de doutes que cela l'ait tué. La région de Murcie dans le sud-est de l'Espagne profite du calvaire de ce cachalot pour lancer une campagne de sensibilisation contre les déchets plastiques.