Le mot du jour : particules

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La revue des éditos est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque matin, Natacha Polony nous présente les différents éditos qui font la Une de la presse.

Le mot du jour : particules

Mais où sont les neiges d’antan, se demande Michel Klekowicki dans le Républicain Lorrain. Les nôtres sont désormais industrielles, une poudreuse aux particules fines. Mieux vaut éviter d’en manger, nous dit-il, c’est de la "glace à l’eau saveur pollution". En Île de France, pas de neige, seulement le brouillard brunâtre. "Paris tousse, Paris étouffe, Paris s’énerve, mais ça aurait pu être pire. C’est grosso modo, la seule raison de reconduire la circulation alternée, lance Sébastien Lacroix dans l’Union. Car le bilan, au bout de deux jours, est pour le moins mitigé. En gros, la pollution a légèrement diminué, mais nul ne sait si ce recul est à mettre sur le compte de la circulation, du chauffage, du mois sans tabac ou d’une brise favorable. Paradoxalement, les bouchons sont passés mardi de 265 à 375 kilomètres à 8h45". "Voulez-vous dépolluer la mer ? ironise Yann Marec dans le Midi Libre. Facile ! Que tous les touristes qui viennent chaque été sur notre littoral profitent de la plage un jour sur deux. L’impact sera aussi efficace que la circulation alternée dans les grandes villes sur la pollution de l’air". Mais l’intolérable pour eux, ce sont les incidents dus à la vétusté du réseau ferré. "Face à la dégradation du service, aux pics de pollution et au réchauffement climatique, écrit Bertrand Meinnel dans le Courrier Picard, c’est à l’État de fixer un cap et de mettre en place des mesures efficaces : privilégier les transports en commun et investir dans les lignes les plus fréquentées, favoriser les moteurs moins polluants, l’isolation des logements, etc. Et ce n’est qu’une fois ces transformations bien avancées qu’on modifie les conditions de vie et de circulation. Il est sûrement plus agréable pour la ministre de l’Environnement d’aller à Cuba, même pour sortir une énormité, que de venir expliquer le contraire à une foule stressée et compressée en gare du Nord".