États-Unis : la menace d'une cyber attaque plane sur l'élection

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Innovation est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Ce week-end, le Liberia a été totalement coupé d’Internet par une cyber attaque. Pour les experts, il s’agit d’un galop d’essai avant une attaque plus importante qui aura peut-être lieu demain soir, contre les États-Unis, pendant l’élection présidentielle.

La menace est prise très au sérieux, puisque cette cyber attaque, qui a totalement paralysé l’internet au Libéria, est exactement la même que celle qui avait bloqué des dizaines de sites américains il y a deux semaines.

Résultat, la CIA (le contre-espionnage américain), est sur les dents. 46 États sur 51 seront sous cyber protection parce qu’une grosse partie du vote aux présidentielles se fera par voie électronique et que les listes électorales sont accessibles directement depuis l’internet.

On sait qui est derrière ces cyber attaques ?

Non, on n’en sait rien, ni pour le Libéria, ni pour l’attaque d’il y a deux semaines.

En revanche, la CIA soupçonne sérieusement les Russes de vouloir déstabiliser les élections. Ils les accusent par exemple d’être derrière le piratage du Parti Démocrate et des emails d’Hilary Clinton.

Donc ce week-end, ils ont tenu à envoyer à la Russie un message très clair, limite menaçant. Nos services ont pénétré plusieurs de vos systèmes critiques (télécoms, réseau électrique et administrations), et nous sommes prêts à des représailles si vous perturbez nos élections.

Est-ce que des pirates pourraient vraiment changer le résultat de l’élection ?

D’après plusieurs experts, ce serait très difficile, voire impossible. Parce que les machines à voter ne sont pas connectées à internet, et que l’ensemble du système de vote est totalement décentralisé.

En revanche, il pourrait y avoir des perturbations locales. On pourrait être obligé de repasser en manuel, de recompter à certains endroits. Au final, rien de gravissime, mais largement de quoi semer le trouble. Surtout quand Donal Trump répète que l’élection sera truquée.