Des mini-parapluies grâce aux cocinelles

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Innovation est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation. Anicet Mbida, bonjour ! La fin de semaine s’annonce pluvieuse. On va ressortir les parapluies. Bientôt, on pourrait avoir des parapluies deux fois plus grands qui se replient dans un espace deux fois plus petit. Tout ça, grâce aux coccinelles.

Oui, grâce à la bête à bon Dieu, à ses ailes et à la façon de les replier. On va s’en inspirer pour améliorer nos bons vieux parapluies.
Les coccinelles font quelque chose d’extraordinaire : elles ont des ailes beaucoup plus longues que leur corps (quasiment deux fois plus longues). Pourtant, elles arrivent à les replier sous leur toute petite carapace et à les ressortir en une demi-seconde, parfaitement rigides. Jusqu’ici, ce mécanisme restait un mystère. Mais des chercheurs de l’université de Tokyo au Japon ont enfin réussi à en percer le secret.

Alors ? Comment elles font ?

Elles utilisent la courbure de leur coquille pour enrouler l’aile et ensuite la replier sur elle-même.
C’est un peu comme un mètre déroulant : il reste parfaitement rigide une fois sorti, mais suffisamment flexible pour s’enrouler dans le boîtier.
Maintenant que le mouvement a été décrypté, on pense l’appliquer au déploiement des panneaux solaires dans les satellites. Ainsi que pour plier les tentes ou les voiles dans des espaces bien plus petits qu’aujourd’hui.

Et pour les parapluies ?

Vous l’avez dit, on pourrait avoir des parapluies tout petits pliés, mais très grands dépliés.
On va aussi pouvoir s’inspirer de la structure de l’aile qui se plie sans aucune jointure. Cela permettra d’en finir avec les baleines qui cassent à la moindre rafale de vent.
Donc le parapluie, qui n’avait pas évolué depuis des siècles, va radicalement changer grâce aux coccinelles.
Pourquoi on l’appelle la bête à bon Dieu ?

À cause d’un condamné qui clamait son innocence.  À chaque fois, au moment de l’exécuter, une coccinelle venait se poser sur son cou. Perturbé, le bourreau arrêtait son mouvement. Au bout de trois fois, le roi y a vu un signe. Il l’a gracié. Quelques semaines plus tard, on trouvait le vrai coupable. Depuis ce jour, on l’appelle la bête à bon Dieu.