Automobile : une carrosserie qui se répare toute seule

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Innovation est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

L’innovation du jour va plaire à ceux qui détestent retrouver leur voiture rayée puisqu’il s’agit d’une carrosserie qui se répare toute seule.

Ce sont des matériaux composites, donc des fibres de carbone ou des fibres de verre par exemple qui permettent à la carrosserie de s’auto-réparer.

Si l’on prend des clés ou un cutter et que l’on gratte leur surface, ils réagissent comme la peau humaine. Un petit liquide se met à couler et bouche les fissures et les crevasses, avant de durcir au bout des quelques minutes.

Les techniques de fabrication ont tellement progressé, que le taux de régénération dépasse parfois les 100%. C’est-à-dire que la partie cicatrisée devient plus résistante qu’avant d’avoir été malmenée.

Quand est-ce que l’on va en faire des carrosseries de voitures ?

En fait, ça serait possible dès aujourd’hui mais il faut que la carrosserie soit en matériau composite. Or la fibre de carbone, ça coûte très cher et c’est pourquoi on n’en trouve que sur les Formule 1 ou les sportives haut de gamme. Pour la voiture de Mr et Mme Toulemonde, il faudra attendre un petit peu.

Néanmoins, la recherche dans ce secteur a fait des progrès considérables. Jusqu’ici, pour que l’auto cicatrisation fonctionne, il fallait des températures relativement élevées (15° ou plus). Ce n’est plus le cas, une équipe de chercheurs britanniques et chinois est parvenue à réaliser l’opération même par grand froid, à -60°C.

Qu’est-ce que ça peut changer ?

Cela ouvre les portes de l’aéronautique et du spatial. 

Imaginez une aile d’avion percutée par un oiseau ou un satellite heurté par un débris. Ils pourraient se réparer tout seuls, en plein ciel, malgré les températures glaciales. Même chose pour une plate-forme pétrolière ou une pale d’éolienne, qui auraient été abimées en pleine mer.

Dans chacun de ces secteurs, on suit de très près ces nouveaux matériaux. Pourquoi ? Parce qu’on a conscience que la moindre réparation va coûter extrêmement cher, ou alors qu’il est tout simplement impossible d’intervenir dans un avion en vol par exemple.

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