La grande angoisse des 45/55 ans vis-à-vis de leur retraite

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L'édito économique d'Axel de tarlé est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

La grande inquiétude des quinquagénaires vis-à-vis de leur retraite.

Une enquête Groupama a eu l'idée de sonder les Français sur leur retraite en s'intéressant à deux générations. Les jeunes (les 25/35 ans) mais aussi les 45/55 ans, pour qui la retraite commence à approcher.

Premier constat, ces deux générations sont persuadées que leur retraite va se dégrader.
Et pour cause : Le COR (Le Conseil d'orientation des retraites) nous explique doctement que le notre système de retraite sera déficitaire jusqu'en 2040.
De l'autre côté, on nous rappelle en permanence (Emmanuel Macron l'a encore fait ce jeudi) que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter et qu'il faudra donc travailler plus longtemps.
Résultat des courses : 63% des sondés n'ont pas confiance et redoutent une pension au rabais et de plus en plus tardive.
Face à cette angoisse, il n’y a qu’une seule solution : mettre de côté soi-même, épargner.

Encore faut-il pouvoir épargner !

C'est le point le plus intéressant de cette enquête.
La génération 45/55 ans est très consciente de cette nécessité d'épargner, la retraite approche. Et puis théoriquement, autour de 50 ans, on est installé au top de ses revenus sur le plan professionnel.
Or, les 45/55 ans se révèlent incapable d'épargner ! Pourquoi ? Parce que, comme le dit Groupama, c'est une génération "Sandwich" prise en étau entre deux générations. Celle du dessous, les enfants, qui sont toujours à la maison parce qu'ils peinent à s'insérer dans le monde du travail ou à se loger. Il faut donc les aider et c’est la première charge.
Mais il y a aussi la génération du dessus, les parents, qui sont toujours là avec l'allongement de la vie (tant mieux) et il faut parfois s'en occuper.
Donc, c'est le sel de la vie mais ça fait une double charge mentale et parfois, une double charge financière.
Résultat, seul un quart des 45/55 ans est capable de mettre de côté et l'épargne reste modeste, environ 100 euros par mois. D'où cette angoisse face à leurs vieux jours.

La réforme que promet Emmanuel Macron apportera-t-elle une solution ?

Elle devra être double.
D'abord, restaurer la confiance dans notre système de répartition avec, pourquoi pas, un seul régime unique, au lieu de 37 différents.
Mais, aussi, accompagner cette volonté de mettre de côté en créant de vrais outils d'épargne-retraite.