Budget 2019 : pourquoi la majorité s'attaque aux "micro-taxes"

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En supprimant au 1er janvier une vingtaine de petites taxes jugées peu rentables et obsolètes, le gouvernement affiche sa volonté de "simplifier" le système fiscal, comme l'explique Amélie de Montchalin, chef de file des députés LREM à la commission des finances.

Vous ne les connaissez peut-être pas, mais le gouvernement a décidé de s'attaquer à elles. Au 1er janvier prochain, une vingtaine de très petites taxes vont être supprimées par le projet de loi de finances 2019, présenté lundi en conseil des ministres. Exit, dans ce premier toilettage des "micro-taxes", la taxe farine, la taxe poinçons ou encore celle sur les bois et plans de vigne.

"Devoir de fluidité". "Ce sont des taxes qui ont été créées à un moment donné pour répondre à un objectif donné, et qui ne font plus forcément sens aujourd'hui", justifie auprès d'Europe 1 la chef de file des députés LREM à la commission des finances de l'Assemblée nationale, Amélie de Montchalin. "On a énormément de complexité dans notre système fiscal, on a un devoir de simplification et surtout un devoir de fluidité", explique l'élue de l'Essonne, qui fustige au passage des "petites niches fiscales bloquantes pour l'économie". 

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Il restera 170 taxes similaires. Mais si 22 micro-taxes vont être supprimées, il existera encore 170 impôts de ce genre l'année prochaine, qui rapportent chacun moins de 150 millions d'euros par an. "Le but, c'est de faire 200 millions d'euros de réduction de petites taxes par an dans les années qui viennent, jusqu'à la fin du quinquennat", anticipe la députée LREM. "Progressivement, de plus en plus de taxes seront supprimées."

Un équilibre difficile à préserver ? Pour le gouvernement, tout l'équilibre réside dans le fait de ne pas chambouler le financement d'autres mesures en ne collectant plus ces taxes. "Il y a énormément de travail à faire pour que le fait de supprimer une petite taxe ne laisse pas tomber les choses souvent positives qu'elle finance. À chaque fois, vous financez des choses pour la forêt ou la retraite complémentaire des agriculteurs, par exemple."