Alors que les quatre astronautes de la mission Artémis II ont survolé la Lune dans la nuit de ce lundi 6 au mardi 7 avril, à plus de 400.000 kilomètres de notre sol, Olivier Sanguy défend le coût économique du projet. Invité de "Pascal Praud et vous", le spécialiste astronautique rappelle que la NASA ne dispose que de 0,6% du budget fédéral américain pour de nombreux projets de recherche.
Des années de travail, plusieurs dizaines de milliards de dollars investis dans une mission historique. Hier, le vaisseau Orion de la mission Artémis II, portant quatre astronautes vers la Lune pour la première fois depuis la fin des missions Apollo (en 1972), a tourné autour du satellite terrestre, nous offrant de sublimes clichés depuis sa face cachée.
EARTHSET.
April 6, 2026.
Humanity, from the other side. First photo from the far side of the Moon. Captured from Orion as Earth dips beyond the lunar horizon. Photo: NASA pic.twitter.com/ZEBTQA85TY— The White House (@WhiteHouse) April 7, 2026
Si certains ont du mal à se réjouir du projet en raison des conflits internationaux sur la terme ferme, Olivier Sanguy, spécialiste de l'astronautique et rédacteur en chef du site d'actualités spatiales de la Cité de l'espace à Toulouse, a souhaité défendre l'investissement économique d'un tel projet : "j'ose le dire, ça ne coûte pas cher", a-t-il déclaré.
"La NASA, en ce moment, c'est 20 à 25 milliards de dollars par an. On se dit : 'ohlala, c'est très cher. Mais en fait, ce n'est juste que 0,6% du budget fédéral américain. Et dans ce budget, il n'y a pas que la Lune. Il y a le télescope spatial Hubble, le télescope spatial Webb, les rovers sur Mars, les autres missions et la recherche aéronautique", a-t-il détaillé.