Cookies : la Cnil inflige des amendes de 100 et 35 millions d'euros à Google et Amazon

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Google Amazon Cnil 1:25
Google a été épinglé par le gendarme français des libertés numériques. © LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Le régulateur de l'internet en France a annoncé jeudi avoir infligé des amendes de respectivement 100 millions et 35 millions d'euros à Google et Amazon pour non-respect de la législation sur les cookies, les traceurs publicitaires. En réponse, ces géants de l'internet ont insisté sur l'évolution constante des règles en France.

La Cnil, le gardien de la vie privée numérique des Français, a infligé des amendes de respectivement 100 et 35 millions d'euros d'amende à Google et Amazon pour non respect de la législation sur les cookies (traceurs publicitaires), a-t-elle annoncé jeudi. La Cnil reproche notamment à Google.fr et Amazon.fr la pratique consistant à déposer des traceurs publicitaires sur l'ordinateur de l'internaute "sans qu'il ait préalablement donné son accord".

Modification des bandeaux demandée

Selon la Commission, les bandeaux d'information affichés lors de la consultation de ces sites ne contenaient pas, au moment des contrôles, "d'informations suffisamment claires pour que l’internaute sache ce à quoi servent ces cookies et la façon dont il peut les refuser". Les manquements constatés par la Cnil "portent atteinte à la vie privée des internautes dans leur quotidien numérique", puisqu'ils "permettent de collecter de nombreuses informations sur les personnes, sans leur consentement, afin de pouvoir par la suite leur proposer des publicités" ciblées, selon la Cnil.

En complément des amendes, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) "a enjoint aux sociétés de modifier leur bandeau d'information, dans un délai de 3 mois", avec une astreinte de 100.000 euros par jour de retard après l'expiration de ce délai.

Règles "incertaines"

Interrogé, Google a défendu son bilan "en matière de transparence et de protection de (ses) utilisateurs, grâce à des informations et des paramètres de confidentialité clairs, une solide gouvernance interne des données, une infrastructure sécurisée, et, surtout, des services utiles". Le géant de Mountain View en Californie a également regretté que la Cnil n'ait pas pris "en compte le fait que les règles et les orientations réglementaires françaises sont incertaines et en constante évolution".

Amazon a également exprimé son "désaccord" avec la décision du régulateur, dans une déclaration transmise à l'AFP. "Nous mettons continuellement à jour nos pratiques en matière de protection des données personnelles afin de garantir que nous répondions aux besoins et aux attentes en constante évolution des clients et des autorités de régulation", a affirmé le groupe.