Les 48 équipes qui participent à la Coupe du monde 2026 ont toutes disputé leur premier match dans la compétition. L'heure est donc venue de faire un premier bilan. Si certains ont impressionné pour leur performance, comme l'Argentine de Messi ou la France de Mbappé, d'autres ont déçu. Europe 1 fait le point sur ce début de compétition.
En remportant son match contre l'Ouzbékistan (3-1), la Colombie a clôturé la première journée de la phase de groupe de cette Coupe du monde 2026. En 24 matchs, 75 buts ont été inscrits, faisant de cette journée la plus prolifique de l'histoire de la compétition depuis 1958. Des rencontres qui ont révélé des surprises, des performances extraordinaires mais aussi des grandes déceptions.
Des grands noms au rendez-vous
Comment ne pas commencer ce bilan sans évoquer les grands noms de cette Coupe du monde qui ont immédiatement répondu présent. Avec son triplé contre l'Algérie (3-0), Lionel Messi a égalé le record de Miroslav Klose et devient co-meilleur buteur de l'histoire de la compétition avec 16 réalisations. Le joueur de l'Inter Miami est bien décidé à guider son pays vers une quatrième étoile.
Mais l'Argentin a un adversaire de taille aussi bien pour le record de buts qu'au niveau de la victoire finale : Kylian Mbappé. Avec son doublé lors de la victoire de l'équipe de France contre le Sénégal (3-1), l'attaquant du Real Madrid est devenu le meilleur buteur des Bleus et il compte désormais 13 buts en Coupe du monde et a reçu les éloges de la presse du monde entier.
Il ne faut pas oublier également celui que l'on surnomme "Le Cyborg". Pour son premier match dans un Mondial, le Norvégien Erling Haaland a claqué un doublé contre l'Irak et envoie un message : il faudra compter sur lui dans cette compétition. Tout comme Harry Kane. Le joueur du Bayern Munich a très bien débuté son Mondial avec un doublé lors de la victoire de l'Angleterre contre la Croatie (4-2).
Des petites nations qui ont répondu présentes
Ce début de compétition aura aussi permis à des pays de faire leurs débuts en Coupe du monde. Pendant près de 40 minutes, le Curaçao a tenu tête à l'Allemagne en maintenant le nul (1-1) avant de finalement exploser et voir la Mannschaft s'imposer sept buts à un.
Une des sensations de ce premier tour a été la performance du Cap-Vert. Pour sa première participation en Coupe du monde, cette petite nation du football est parvenue à contenir l'Espagne, une des favorites pour la victoire finale, et à arracher le point du nul (0-0) grâce notamment à une performance de haut vol de son gardien, Vozinha, auteur de sept arrêts.
Le Qatar a lui aussi décroché le premier point de son histoire en Coupe du monde. Les Qataris sont parvenus à tenir en échec la Suisse (1-1). Tout comme la République démocratique du Congo contre le Portugal, qui prend également son premier point dans un Mondial.
Des favoris au ralenti
Le Portugal, que beaucoup voient parmi les favoris pour soulever le trophée le 19 juillet prochain, a pourtant déçu les fans et les observateurs. Ils avaient pourtant ouvert la marque dès la sixième minute de jeu grâce à João Neves, mais, sans idée dans le jeu, avec une possession stérile, un manque cruel de mouvement et un Cristiano Ronaldo invisible, la Seleção n'a pas pu faire mieux qu'un match nul (1-1) suscitant l'inquiétude.
L'Espagne n'a également pas eu le début de compétition souhaité contre le Cap-Vert. Les champions du monde 2024 ont buté sur une équipe bien en place. Contre l'Arabie saoudite, les hommes de Luis de la Fuente auront l'occasion de véritablement lancer leur compétition.
Le Brésil et la Belgique ont également calé au démarrage. Les joueurs de Carlo Ancelotti n'ont pas pu faire mieux qu'un match nul contre le Maroc (1-1). Une situation identique pour les Belges qui sont tombés sur une équipe égyptienne qui leur a donné du fil à retordre (1-1). Pour l'ensemble de ces grandes équipes, tout est encore possible mais un sursaut rapide sera nécessaire.
Un arbitrage qui laisse parfois perplexe
C'est un élément qui fait réagir. Nombreux sont les fans à avoir pointé un arbitrage plutôt clément. Les arbitres ont tendance à beaucoup laisser jouer malgré parfois des fautes évidentes et qui méritaient sans doute des sanctions.
Si trois joueurs ont été expulsés dès le match d'ouverture entre le Mexique et l'Afrique du Sud, plusieurs situations de jeu auraient pu mériter la plus sévère des sanctions. On peut penser à la semelle d'Achraf Hakimi sur Vinicius Jr, celle de Lionel Messi sur Aïssa Mandi contre l'Algérie, ou l'entrée de Bernardo Silva sur Edo Kayembe.
Si le nouveau joueur du Real Madrid a écopé d'un carton jaune et que la VAR a validé la décision de l'arbitre Abdulrahman Al Jassim, pour les deux autres événements cités, l'arbitrage vidéo n'a pas demandé de révision de ses actions. Des décisions qui ont de quoi surprendre.
Des nouvelles habitudes qui ne prennent pas
Elles devaient permettre aux joueurs de mieux supporter les températures caniculaires annoncées avant la compétition. Finalement, la pause fraîcheur de trois minutes imposée au milieu des deux mi-temps vient casser le rythme des rencontres. Les températures ne sont pas si difficiles à gérer et cette pause est surtout vue comme une pause publicitaire qui peut faire sortir de la rencontre les supporters.
Pour cette édition 2026 de la Coupe du monde, la FIFA ne voulait plus voir les joueurs casser le rythme des rencontres en perdant volontairement du temps. L'instance dirigeante a donc mis en place des mesures contre ces pratiques comme un temps limité pour tirer les corners, effectuer les touches ou les changements.
Des mesures qui ne se reflètent que très peu dans la pratique. Certains gardiens réussissent à faire perdre plusieurs secondes sur leurs dégagements. À voir si ces règles seront mieux appliquées dès ce jeudi soir avec le début de la deuxième journée avec Tchéquie-Afrique du Sud à 18h et Suisse-Bosnie à 21h.