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Coupe du monde 2026 : avant Sabri Lamouchi, quatre sélectionneurs ont quitté leur poste pendant un Mondial

Coupe du monde 2026 : avant Sabri Lamouchi, quatre sélectionneurs ont quitté leur poste pendant un Mondial [Luke Hales / Getty Images South America / Getty Images via AFP]

La sanction a été immédiate. La Fédération tunisienne de football a décidé de se séparer de son sélectionneur, Sabri Lamouchi, après la lourde défaite des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) lors de leur premier match dans ce groupe F. Comme lui, quatre autres sélectionneurs ont connu le même destin. 

C'était la pire manière de débuter une Coupe du monde. Ce lundi, la Tunisie a subi une très lourde défaite dès son entrée dans la compétition contre la Suède (5-1). Une débâcle qui a emporté le sélectionneur tunisien.

Sabri Lamouchi, en poste depuis janvier 2026, a été démis de ses fonctions par sa Fédération ce mardi. Le Français a été remplacé par un autre tricolore : Hervé Renard a été nommé pour poursuivre la compétition. Une situation qui n'est pas une première dans l'histoire de la Coupe du monde

1954, l'Écosse se sépare d'Andy Beattie 

La Suisse accueille en 1954 la cinquième Coupe du monde de l'histoire. Si l'Allemagne de l'Ouest soulève le trophée, cette édition restera également celle où un sélectionneur a décidé de jeter lui-même l'éponge après une défaite. Une première. 

L'Écosse dispute le premier Mondial de son histoire. Le 16 juin, elle s'incline contre l'Autriche (1-0). Une défaite loin d'être humiliante face à une grande équipe à l'époque. Et pourtant, Andy Beattie, le sélectionneur, décide de démissionner. Une décision qui n'est pas uniquement liée à la performance des joueurs.

S'il était officiellement le sélectionneur, la Fédération avait le pouvoir de décider qui jouait ou pas. Pire, la Fédération écossaise a refusé de payer le déplacement d'un groupe de 22 joueurs. Seuls 13 ont vu la Suisse. Avec un effectif aussi limité, les choix tactiques étaient limités et l'épuisement pointait. Contre l'Uruguay, sous une forte chaleur, les Écossais s'effondrent et sont balayés (7-0). Il reviendra à la tête de la sélection en 1960. 

Carlos Alberto Parreira, du titre au licenciement en cours de route

On peut être champion du monde et se faire renvoyer manu militari quatre ans plus tard. Carlos Alberto Parreira est un grand nom de la Coupe du monde. En 1994, il guide la sélection brésilienne à son quatrième titre de championne du monde aux États-Unis après sa victoire contre l'Italie. 

Juste après cette victoire, il décide de quitter ses fonctions. En 1998, il participe à la Coupe du monde organisée en France à la tête de l'Arabie saoudite, pays qu'il avait mené au titre en Coupe d'Asie en 1988 et qui se retrouve dans le groupe tricolore au premier tour de la compétition. 

Pour son premier match, son équipe s'incline contre le Danemark (1-0). C'est contre la France que les choses vont dégénérer pour lui. L'Arabie saoudite chute lourdement contre les Bleus au Stade de France (4-0) grâce à un doublé de Thierry Henry et des buts de David Trezeguet et de Bixente Lizarazu. 

Face à cette humiliation, il est démis de ses fonctions avec effet immédiat. L'Arabie saoudite, déjà éliminée, quittera le Mondial sur un match nul (2-2) face à l'Afrique du Sud. Carlos Alberto Parreira ne restera pas sur cet échec. Il reprendra même les rênes du Brésil en 2006. 

Toujours en 1998, la Tunisie se sépare de son entraîneur 

On reste en France lors de la Coupe du monde organisée en 1998. Une seconde sélection voit l'homme à sa tête tomber pendant la compétition. Cette année-là, la Tunisie dispute le deuxième Mondial de son histoire. Elle se retrouve dans le groupe G avec la Roumanie, l'Angleterre et la Colombie. 

C'est le Polonais Henryk Kasperczak qui dirige cette équipe depuis 1994. Il a emmené les Aigles de Carthage en finale de la CAN en 1996 (défaite contre l'Afrique du Sud). La compétition démarre mal pour la Tunisie qui est défaite d'entrée par l'Angleterre d'Alan Shearer (2-0). 

Contre la Colombie, les Tunisiens résistent une grande partie de la rencontre avant de lâcher dans les dix dernières minutes de jeu. Les Colombiens s'imposent 1 à 0. Henryk Kasperczak ne résiste pas à cette deuxième défaite de suite. Il est immédiatement limogé. La Tunisie fera finalement match nul lors du dernier match contre la Roumanie (1-1). Comme Andy Beattie, il reviendra à la tête de la sélection tunisienne entre 2015 et 2017. 

Cha Bum-geun, de héros à zéro avec la Corée du Sud 

Décidément, la Coupe du monde 1998 aura été difficile pour les sélectionneurs. Cha Bum-geun, légende du football sud-coréen, a subi le même sort que Carlos Alberto Parreira et Henryk Kasperczak. Pourtant, les choses avaient bien commencé pour lui. 

Il arrive à la tête de la sélection sud-coréenne en 1997. La campagne de qualification pour la Coupe du monde en France se déroule très bien avec six victoires, un match nul et une défaite en huit rencontres. 

La Corée du Sud disputera donc sa cinquième Coupe du monde et affrontera les Pays-Bas, le Mexique et la Belgique dans le groupe E. Contre les Mexicains, les Sud-Coréens prennent l'eau (3-1) avant d'être humiliés contre les Pays-Bas (5-0). Une défaite qui scelle le destin de Cha Bum-geun. Sans lui, la Corée du Sud fait match nul contre la Belgique et termine dernière de son groupe.