Stéphane Rossetto très énervé après son compagnon d'échappée : "Ça me casse les c… des mecs comme ça"

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Stéphane Rossetto n'a pas la langue dans sa poche…
Stéphane Rossetto n'a pas la langue dans sa poche… © Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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Le coureur de l'équipe Cofidis était très remonté contre le Belge Aimé de Gendt à l'issue de la 11ème étape, mercredi, à Toulouse, lui reprochant de ne pas avoir collaboré à l'échappée.
RÉACTION

Stéphane Rossetto, que le grand public découvre cette année car il participe, à 32 ans, à son premier Tour de France, a autant de tempérament sur le vélo qu'en dehors. Le coureur de l'équipe Cofidis, habitué des échappées fleuves (et vaines) depuis le début de cette Grande Boucle, a une nouvelle fois ouvert la route, mercredi, en direction de Toulouse, lors de la 11ème étape. Ses (minces) espoirs de victoire se sont envolés à une petite dizaine de kilomètres de l'arrivée, quand l'un des membres du quatuor de tête, le Belge Aimé De Gendt (Wanty-Groupe Gobert), a placé une accélération pour tenter le coup en solo. Ce que l'ancien de l'équipe BigMat-Auber a modérement apprécié.

"On a fait une belle course, on a tenté" s'est-il irrité devant les caméras de France Télévisions et au micro d'Europe 1. "Je me dis qu'un jour, je les aurai. En revanche, pour que ça marche, il faut que tout le monde soit loyal. Il y avait Lilian (Calmejane, lui aussi dans l'échappée) qui était loyal, Anthony (Roux) qui était loyal, par contre, le Belge, c'est bon quoi… On a dit 'OK, on roule à fond à partir de tel kilomètre', mais il roulait aussi vite qu'avant, il passait juste son vélo, et à la fin, il nous 'flingue' juste pour aller faire le dossard rouge (du plus combatif du jour, ndlr). Moi, ça me casse les c… des mecs comme ça, tu ne peux pas aller au bout avec des mecs comme ça, il faut que tout le monde soit sur la même longueur d'onde, il faut être une équipe."

"Moi, je donne tout et, lui, il fait semblant de tout donner"

Aimé De Gendt a placé sa "mine" à 8 kilomètres du but, alors que les quatre fuyards étaient ensemble depuis le départ quasiment. "Moi, je donne tout et lui, il fait semblant de tout donner, juste pour aller faire son dossard rouge", s'est lamenté Rossetto. C'est bien le dossard rouge, mais ce n'est pas l'objectif. À un moment donné, il faut y aller. Le final s'y prêtait (avec une côte à 5 km, ndlr). On ne serait peut-être pas aller au bout, mais s'il est capable de faire ça, c'est qu'il n'était pas à fond… Lilian n'était pas bien, il a tout donné. Anthony n'était pas bien, il a tout donné. Lui, il n'a pas tout donné car il a été capable de faire ça. Et à l'arrivée, il ne vient même pas dire merci, rien, ça ne vaut rien ces mecs-là."

À la décharge de De Gendt, qui a dit avoir effectué sa part de travail dans l'échappée ("J'étais le meilleur à la fin", a-t-il également estimé), il fait partie d'une équipe, Wanty-Groupe Gobert, qui peut difficilement prétendre à gagner de grosses primes sur ce Tour, et celle qui accompagne le plus combatif du jour était sans doute la bienvenue. Stéphane Rossetto comprend forcément ça, lui qui chasse le prix du "super combatif" de ce Tour 2019 avec ses multiples échappées.