Tour de France : pour Christian Prudhomme, "Bardet et Pinot ont des chances d'aller au bout"

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Christian Prudhomme Face aux auditeurs Europe 1 2:50
© Eric Frotier de Bagneux - Capa Pictures pour Europe 1
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Le directeur du Tour Christian Prudhomme, invité "Face aux auditeurs" d'Europe 1, estime que Bardet et Pinot ont les moyens de succéder à Bernard Hinault, dernier vainqueur français de la Grande Boucle en 1985.
FACE AUX AUDITEURS

Chaque année depuis 1985 et la victoire de Bernard Hinault, la question revient avec insistance : un Français est-il en mesure de remporter à nouveau le Tour de France ? Pour le directeur de l'épreuve Christian Prudhomme, Romain Bardet et Thibaut Pinot en ont les moyens. "Ils ont des chances d'aller au bout en jaune. Thibaut Pinot a fait le podium du Tour de France en 2014 (troisième), deux ans après ses débuts. Romain Bardet a fait deux fois le podium (deuxième en 2016, troisième en 2017) et est systématiquement dans les dix premiers depuis sa première participation, où il avait fait 15ème", rappelle Christian Prudhomme, invité dimanche soir Face aux auditeurs d'Europe 1.

"Pinot, depuis son abandon au Tour d'Italie l'an dernier, semble avoir acquis une grinta qu'il n'avait pas toujours avant. Je l'ai trouvé incroyablement détendu au départ du Dauphiné (qu'il a fini 5ème, ndlr). Bardet, lui, est constant au plus haut niveau", a poursuivi le directeur du Tour.

>> L'intégralité de l'émission "Christian Prudhomme face aux auditeurs d'Europe 1" est à écouter dimanche, de 20h à 21h30

"Ils sont très bons, mais il faut un alignement des planètes"

Christian Prudhomme estime cependant qu'il faudra des circonstances de course favorables pour permettre à Bardet ou à Pinot de succéder à Bernard Hinault. "Ils sont très bons, mais il faut un alignement des planètes. S'ils perdent trois coéquipiers en huit jours, comme Bardet l'an dernier, c'est sûr qu'ils n'auront aucune chance contre les grosses équipes, dont Ineos (ex-Sky). Si c'est l'inverse, que trois coéquipiers chez Ineos chutent et abandonnent, là on en reparlera. Il faut aussi une alliance des outsiders pour que ça puisse marcher", a assuré l'ancien journaliste.

"Mais est-ce que ça suffira ?", s'est-il ensuite demandé. "Il faut battre les tout meilleurs. Je leur souhaite de pouvoir saisir leur chance et de pouvoir garder leur équipe complète le plus longtemps possible. J'espère qu'ils auront l'occasion de saisir leur chance et de nous faire rêver."