Tour de France : l'édition 2019 "restera dans les annales", selon Thomas Voeckler

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Pour Thomas Voeckler, consultant d'Europe 1, le Colombien Egan Bernal, qui devrait remporter dimanche son premier Tour de France, "est un vainqueur magnifique".
INTERVIEW

C'est l'heure du final pour les coureurs de la Grande Boucle. Dimanche, après 128 kilomètres de plaine, les sprinteurs vont se disputer la victoire sur les Champs-Élysées lors de la 21e étape d'un Tour de France, qui sera, sauf incident exceptionnel, remporté par le jeune colombien Egan Bernal. Pour Thomas Voeckler, consultant d'Europe 1, ce Tour de France 2019 "restera dans les annales".   

"On a eu un Tour de France magnifique", s'enthousiasme l'ancien 4e du Tour de France 2011, "avec des défaillances, des exploits, l'aventure de Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot qui était dans le jeu pour gagner le Tour avant d'abandonner dans une dramaturgie énorme". Avec 14 jours en jaune et une cinquième place au classement général après son ascension compliquée vers Val Thorens, Julian Alaphilippe s'est en effet définitivement imposé comme le chouchou du public, tandis que Thibaut Pinot, vainqueur au Tourmalet, a impressionné dans les Pyrénées avant d'émouvoir les fans en étant contraint à l'abandon lors de la 19e étape.

"Egan Bernal mérite largement sa victoire"

"Même si on aurait aimé un vainqueur français, Egan Bernal est un beau vainqueur qui mérite largement sa victoire", rappelle toutefois Thomas Voeckler. "Il était présenté comme un phénomène avant même ce Tour de France, encore fallait-il que ça se traduise sur le terrain, parce que le Tour de France n'est pas comme les autres courses", ajoute-t-il. Pour le consultant d'Europe 1, le Colombien de 22 ans, qui s'apprête à devenir le plus jeune vainqueur du Tour de l'après-guerre, a trouvé cette année un parcours taillé pour lui. "Autant de sommets au-dessus des 2.000 mètres d'altitude (...) ça le favorisait", explique Thomas Voeckler, et "ça a permis son éclosion d'une manière peut être plus précoce" que prévu. 

L'ancien porteur du Maillot jaune lors des Tours 2004 et 2011 rappelle toutefois que le destin du grimpeur a aussi été bouleversé par le forfait de Christopher Froome, quatre fois vainqueur du Tour de France, et qui "aurait été le leader de l'équipe Ineos". "Ça a joué dans son sens, mais il faut reconnaître que c'est un vainqueur magnifique", conclut-il.

Europe 1
Par Antoine Terrel