Roland-Garros : trois questions sur les qualifications

roland garros
Au total, 128 joueurs et joueuses prennent part aux qualifications de Roland-Garros. (Archives) © Ibrahim Ezzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP
  • Copié
Gauthier Delomez avec AFP , modifié à
C'est une étape peu connue de Roland-Garros et qui a pourtant son importance : la phase des qualifications débute ce lundi. Pendant une semaine, 128 joueurs et joueuses classés au-delà des 100 premières places mondiales vont chercher à intégrer les grands tableaux. Europe 1, radio partenaire, vous propose un mode d'emploi de cette étape préliminaire.

Une semaine avant le début de Roland-Garros s'ouvrent les qualifications. Il s'agit de petits tournois qui permettent d'intégrer les tableaux principaux du Grand Chelem parisien. Et parfois, malgré la débauche d'énergie supplémentaire, certains joueurs ou joueuses "issu(e)s des qualifications" réalisent ensuite une grande performance dans le "vrai" tournoi. Ce fut le cas de l'Argentine Nadia Podoroska en 2020, qui avait atteint la demi-finale du simple féminin après avoir franchi cette première étape. Europe 1, partenaire de Roland-Garros, fait le point sur les "qualifs" de l'édition 2022 qui démarrent ce lundi à 10 heures.

Qui doit participer aux qualifications ?

Les joueurs classés au-delà de la 100e place mondiale doivent prendre part aux qualifications pour entrer dans le tableau principal. Chez les femmes comme chez les hommes, 128 participants se présentent sur la ligne de départ pour se disputer 16 billets qualificatifs, comme l'indique le site officiel de Roland-Garros. Tous sont classés entre la 100e et la 240e place mondiale, à l'exception des neuf joueuses et neuf joueurs encore moins bien classés qui bénéficient d'une wild-card. Il s'agit d'une invitation qui leur est offerte par la direction du tournoi. Certaines permettent d'entrer directement dans le grand tableau, d'autres imposent de jouer les qualifications.

Comment sont-elles organisées ?

Les qualifications se déroulent la semaine précédant le début du tournoi principal, et fonctionnent comme un amoncellement de petits tournois. Pour obtenir un billet qualificatif, les femmes comme les hommes doivent remporter trois matches au meilleur des trois manches. À l'image du grand tableau, les joueurs sont répartis selon leur classement mondial avec le système des "têtes de série". Les confrontations sont prévues pour que les deux meilleurs joueurs d'une même partie de tableau ne s'affrontent qu'au troisième match décisif.

Les dotations réservées sont similaires chez les hommes et les femmes, et en hausse par rapport à l'an dernier : un joueur éliminé au premier tour des qualifications recevra 14.000 euros, au deuxième tour 20.000 euros et au troisième tour 31.000 euros. "L'augmentation de la dotation permet de soutenir les populations de joueuses et de joueurs qui ont le plus souffert de la crise sanitaire ces dernières années", explique la Fédération française de tennis (FFT).

Aussi, un joueur qui perd au troisième match décisif n'est pas forcément éliminé. En effet, celles et ceux qui figurent parmi les huit meilleurs éliminés obtiennent le statut de lucky loser (heureux perdants), abrégé LL sur les tableaux. En cas d'absence de dernière minute d'un joueur du grand tableau, ce sont ces "heureux perdants" qui sont repêchés.

Y aura-t-il des Français ?

Oui ! Et parmi eux, beaucoup sont invités par les organisateurs de Roland-Garros. Il s'agit souvent de très jeunes joueurs prometteurs qui ne sont pas suffisamment bien classés pour disputer les qualifications. C'est le cas par exemple d'Arthur Cazaux (19 ans, 308e mondial), d'Océane Babel (18 ans, 661e mondiale) ou encore d'Arthur Fils (17 ans, 405e), finaliste de l'édition junior 2021.

Les Français qui passeront par les qualifications espéreront faire mieux que l'édition 2021, où aucun joueur tricolore n'était parvenu à se hisser dans le grand tableau de Roland-Garros.