Roland-Garros : "Il fallait sauver ce tournoi quoi qu'il arrive", estime Guy Forget

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Guy Forget était l'invité d'Europe 1, dimanche (photo d'archives). 1:10
Guy Forget était l'invité d'Europe 1, dimanche (photo d'archives). © Europe 1
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Invité d'Europe 1 dimanche midi, le directeur du tournoi de Roland-Garros, Guy Forget, s'est félicité de l'ouverture d'une édition particulière, malgré la menace de l'épidémie de coronavirus et les mauvaises conditions météorologiques. 
INTERVIEW

"Que le spectacle commence", s'enthousiasme Guy Forget, directeur de Roland-Garros. Malgré l'épidémie de coronavirus, qui a poussé ses organisateurs à décaler l'édition 2020 du tournoi, et les conditions météorologiques très pluvieuses qui s'annoncent pour les prochains jours, l'ancien tennisman français s'est dit "optimiste", dimanche sur Europe 1. "On est heureux que le tournoi débute, ça a été tellement compliqué", souffle-t-il. 

 

"Les footballeurs jouent le championnat toute l'année"

Sous la pluie, le court central a déjà étrenné son toit fermé, nouveauté de la saison, dimanche. "Nous avons enfin ce toit que l'on attend depuis des années, qui nous permet d'assister à un très beau spectacle", salue Guy Forget, qui souligne que "pour les Jeux de Paris 2024, le cour Suzanne Lenglen sera aussi couvert". En attendant, "les courts sont bâchés" et le jeu peut reprendre "dès que la pluie s'arrête", assure le directeur. 

Interrogé sur le coup de sang de la Biélorusse Victoria Azarenka, qui a poussé l'arbitre a interrompre son match en raison du froid, dimanche matin, Guy Forget coupe court à toute polémique. "Les joueurs de football jouent le championnat toute l'année, même au mois de février, parfois il fait zéro degré et ça joue", argue-t-il. "Les joueurs de tennis sont capables, même si c'est désagréable parfois, de jouer quelques minutes avec des conditions délicates."

 

"Il fallait soutenir la planète tennis"

"On aura quelques belles journées à Paris, même si le thermomètre est un petit peu bas", veut donc croire le directeur du tournoi. "On a bon espoir d'arriver à terme (…) Il fallait de toute façon sauver ce tournoi de Roland-Garros quoi qu'il arrive, il y a des tas de joueuses et de joueurs qui ne peuvent pas faire leur métier depuis plusieurs mois et il fallait soutenir la planète tennis."

 

 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel