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Obsédé par le pouvoir, proche de Donald Trump : Gianni Infantino, patron toujours plus décrié de la FIFA

Président très décrié de la FIFA, Gianni Infantino est à nouveau au coeur de la polémique. [Crédit Andrew Harnik / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Président très décrié de la FIFA, Gianni Infantino est à nouveau au coeur de la polémique. Ce dernier envisage d'ouvrir une partie du capital d'une nouvelle société, qui gérerait notamment l'organisation de la Coupe du monde, à des investisseurs privés.

Après l'annonce, mardi, de son projet de "vendre la Coupe du monde" via la création d'une société dédiée à la gestion de ses activités commerciales et à l'organisation de ses compétitions, la FIFA est sous le feu des critiques. Principale cible des réfractaires, Gianni Infantino, son patron tout-puissant, est loin de faire l'unanimité.

En poste depuis plus de dix ans, ce dernier traîne derrière lui une réputation d'homme hégémonique, obsédé par le pouvoir. Sans jamais s'excuser, le Suisse cultive les connivences avec les dirigeants du monde entier. 

Six millions de dollars par an 

En décembre dernier, il a même créé de toutes pièces un prix de la paix de la FIFA, remis en grande pompe à Donald Trump, dans l'incompréhension générale. Trump et Infantino ont refait parler d'eux pendant la Coupe du monde, lorsque l'instance a annulé le carton rouge reçu par un joueur américain, Folarin Balogun, fruit d'un appel officieux entre les deux hommes. 

Qualifié d'autocrate par Michel Platini, dont il a longtemps été le bras droit, Infantino est aussi décrit comme obsédé par l'argent. Le dirigeant suisse touche aujourd'hui un salaire de six millions de dollars, presque quatre fois plus qu'à son arrivée.

Sous son mandat, la FIFA n'a jamais gagné autant d'argent, le résultat en partie d'une multiplication du nombre de matches, qui déclenche souvent la colère des syndicats de joueurs. Fréquemment accusé d'avoir affaibli les instances pour s'assurer les pleins pouvoirs, ce dernier briguera tout de même un quatrième mandat en mars prochain.