Non, le Vendée Globe n’est pas fini pour tout le monde

  • A
  • A
La moitié de la flotte du Vendée Globe n'a pas retrouvé la terre ferme.
La moitié de la flotte du Vendée Globe n'a pas retrouvé la terre ferme. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Partagez sur :
Alors qu’une douzaine de concurrents du Vendée Globe sont arrivés aux Sables d’Olonne, une douzaine d’autres bataillent encore sur l’océan Atlantique, parfois encore assez loin de la ligne d’arrivée. Pour ceux-là, il faut continuer à se battre, malgré un relatif anonymat.

Dans le Vendée Globe, alors que plus d'une douzaine de concurrents ont touché terre, ils sont encore onze à batailler dans l'Atlantique. La première moitié de la flottille est arrivée en une semaine, alors que la deuxième est attendue en presque un mois. Un peu plus de la moitié de la flotte est donc encore en mer après 89 jours de navigation en solitaire. Entre objectif à remplir et rêve à réaliser, ils ont tous en tête ce tour du monde en solitaire qu'il faut désormais finir.

"Si près et encore si loin…"

Il y a d'abord ce sentiment d'oubli qu’il faut combattre quand, à terre, tout le monde fête les premiers arrivés. Et puis, petit à petit, la course reprend ses droits. Ce tour du monde en solitaire, pour Manuel Cousin, ancien cadre commercial de 53 ans, c’est l’objectif d’une vie, de sa vie. Il est actuellement 22ème à un peu plus de 5.000 kms des Sables d’Olonne où il réside.

"On y pense de plus en plus, ça c’est normal", explique le navigateur de 53 ans, qui compte la quinzaine de jours qui lui restent avant de toucher terre. "Après, c’est vrai qu’on voit les camarades arriver, donc on prend notre mal en patience, on essaye de rester concentrés de ne pas faire de bêtises. C’est si près et encore si loin."

Les deux derniers "s’envoient des messages tous les jours"

Si Manuel Cousin a retrouvé l’Atlantique Nord, ce n’est pas encore le cas d’Alexia Barrier qui progresse au large des côtes du Brésil, juste devant le finlandais Ari Huusela qui ferme la marche. La navigatrice de 41 ans s’accroche et discute à distance avec son compagnon de route. "Déjà, en arrivant an cap Horn, il me dit ‘je vais te suivre parce que je ne l’ai jamais passé’. Je lui ai dit ‘mais Ari, moi non plus, mais on va tout droit’", sourit-elle. "Depuis, on s’envoie des messages tous les jours pour prendre des nouvelles l’un de l’autre, et c’est chouette."

Alexia Barrier et le Finlandais Ari Huusela sont attendus dans trois semaines aux Sables d’Olonne…

Europe 1
Par Corinne Boulloud, édité par Rémi Duchemin