Ligue 1 : l'OM au bord de la crise avant d'affronter Monaco

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À l'heure d'affronter le Monaco de Thierry Henry, l'OM reste sur sept matches sans victoire, toutes compétitions confondues.
À l'heure d'affronter le Monaco de Thierry Henry, l'OM reste sur sept matches sans victoire, toutes compétitions confondues. © Boris HORVAT / AFP
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Une semaine après sa piteuse élimination en Coupe de France, Marseille accueille Monaco, dimanche en clôture de la 20ème journée de Ligue 1. Les supporters phocéens promettent déjà l'enfer aux dirigeants.

Le ciel de Marseille, obscurci par neuf défaites en treize rencontres toutes compétitions confondues, cherche à tout prix une éclaircie. Celle-ci ferait mieux d'arriver dès dimanche contre Monaco (21 heures), avant-dernier de Ligue 1 mais qui reste sur deux succès en coupes nationales. Auquel cas le climat, déjà plus qu'orageux autour du Vélodrome, tournerait à coup sûr au "typhon", comme le promettent déjà les supporters.

Ambiance délétère à la Commanderie. Après une fin d'année compliquée notamment marquée par une élimination en Ligue Europa et une autre en Coupe de la Ligue, la débâcle contre Andrézieux (0-2), un club de quatrième division, en 32ème de finale de Coupe de France, a été la goutte d'eau qui a fait débordé le vase le week-end dernier. Principal cible de la colère des supporters : l'entraîneur de l'OM, Rudi Garcia. Mercredi, plusieurs tags "Garcia dégage" ont ainsi été inscrits sur les murs de la Commanderie, le centre d'entraînement de l'OM, qui s'est même transformé en camp retranché quand une cinquantaine de fans se sont réunis devant les grilles pour faire part de leur mécontentement.

"Les supporters en ont marre maintenant ! Même s’il y a une victoire dimanche contre Monaco, il n’a plus de crédit, plus d’autorité sur ses joueurs, donc il doit partir !", presse au micro d'Europe 1 René Maleville, supporter emblématique du club phocéen.

Les supporters promettent "du jamais vu" au Vélodrome. Les très influents South Winners promettent ainsi "du jamais vu", dimanche soir au stade Vélodrome : "un typhon arrive", annoncent-ils dans un communiqué, où ils jugent le staff "nauséabond", les joueurs "dégoûtants" et la direction "répugnante". Les MTP (Marseille Tout Puissant), un autre groupe de supporters, estiment également que "le coach tue les joueurs" et que "la direction tue le club". Même son de cloche du côté des Dodger's, qui appellent "tous les amoureux de l’OM à venir manifester leur mécontentement dimanche". Au programme : banderoles hostiles et des "Garcia démission" repris en chœur.

Fabrice, abonné au virage sud, en sera : "Il faudrait qu'on change d’entraîneur. On doit vite mettre cela au clair sinon on va perdre des points", glisse le Marseillais au micro d'Europe 1. "L’espoir, on l’a encore car on n’est pas très loin des trois premiers (l'OM est sixième avant cette journée, avec deux matches en retard, ndlr). Mais si on perd contre Monaco, cela va être un gros problème pour tous les Marseillais…".

Garcia "pense être l'homme de la situation". "Je pense être l'homme de la situation", a pour sa part martelé le principal intéressé, vendredi en conférence de presse. "Vous me voyez, pas abattu et plutôt combatif, mais on m'a injecté ça dans les veines depuis tout petit", a-t-il dit aux journalistes, tranquille et souriant dans son survêtement blanc. Ce n'est "pas une posture médiatique", a-t-il assuré, précisant qu'il ne "voulait "pas être pollué par cet environnement négatif".

Les dirigeants de l’OM attendent près de 46.000 supporters pour la réception de l’AS Monaco. Les forces de l'ordre, accaparées depuis plusieurs semaines par la mobilisation des "gilets jaunes", sont déjà sur le pont.