Daniel Herrero déplore "la vieille tradition machiste" qui éclipse le rugby féminin

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Invité dimanche de Frédéric Taddeï, l'ex-joueur et entraîneur du Racing club de Toulon Daniel Herrero a salué les performances et le "grand talent" des rugbywomen françaises. 
INTERVIEW

On l'ignore souvent, mais les Françaises excellent en rugby. Il y a tout juste un an, elles remportaient une victoire historique contre les Néo-zélandaises, championnes du monde en titre. Exploit réitéré sept mois plus tard, en juillet. "Une performance accomplie avec grand talent, et grande élégance", salue Daniel Herrero, invité de Frédéric Taddéï dimanche sur Europe 1.

"Le rugby féminin a sa place de façon incontestable dans le panorama sportif français", affirme l'ancien joueur du XV de France. Il regrette la "vieille tradition machiste" qui donne une faible visibilité aux équipes sportives féminines. Le constat vaut pour l'ensemble des sports, précise-t-il, mais "dans le rugby n'en parlons pas". 

+ 500% de licenciées depuis 2004

Le rugby féminin ne date pourtant pas d'hier. Dès 1918, les premières équipes d'amatrices se constituent. "Mais il n'y avait qu'une poignée de filles", précise Daniel Herrero. L'idée trace son chemin après la Seconde Guerre mondiale, et émerge véritablement au début des années 1970. "Dans un premier temps, la Fédération française de rugby les a recalées... pour mieux les accueillir quelques années plus tard." 

Aujourd'hui, elles sont près de 19.000 Françaises licenciées, un record. Certes, on est encore loin du nombre de licenciés masculins, environ 260.000 joueurs en club. Mais chez les femmes, le chiffre en augmentation constante depuis plusieurs années : il a augmenté de quelque 500% par rapport à 2004.

Europe 1
Par Laetitia Drevet