Coupe de France : au PSG le trophée, aux Herbiers la fête

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Le capitaine des Herbiers, Sébastien Flochon, a été invité à soulever la Coupe en compagnie de son homologue parisien Thiago Silva à la tribune officielle.
Le capitaine des Herbiers, Sébastien Flochon, a été invité à soulever la Coupe en compagnie de son homologue parisien Thiago Silva à la tribune officielle. © Damien MEYER / AFP
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Le PSG, sans trembler, a conclu son triplé domestique, mardi soir, en battant Les Herbiers dans un Stade de France festif.

D'un côté, on annonçait un record de buts. De l'autre, on espérait peut-être, pour certains, que le Petit Poucet aille au bout. Mais l'ogre parisien n'est pas du genre à laisser des miettes à ses adversaires sur le territoire national. Et cela s'est confirmé, mardi soir, en finale de la Coupe de France. Opposé aux Herbiers, le PSG, déjà vainqueur du Championnat et de la Coupe de la Ligue, a achevé son triplé national en dominant Les Herbiers (2-0) dans une ambiance de folie, assurée essentiellement par les supporters vendéens.

Lo Celso, deux poteaux et un but. Très, très chauds, déjà, quelques heures avant le coup d'envoi, dans les rues (et les bars) proches du Stade de France, les fans des Herbiers (combien étaient-ils ? Sans doute plus de 25.000) n'avaient pas eu le temps de refroidir quand leur équipe a attaqué cette finale bille en tête. Une frappe, un corner en cinq minutes, et puis… Ce fut à peu près tout pendant très longtemps, le pragmatisme (et peut-être la consigne de leur coach) poussant les joueurs du Vendée Les Herbiers Football (VHF) à reculer franchement pour éviter de s'exposer. Le PSG, qui a peut-être frôlé le carton rouge sur un tacle inconsidéré de Yuri Berchiche (15e), a dès lors posé sa main sur le match, multipliant les occasions, et touchant notamment trois fois le poteau droit dans les 20 premières minutes. Un homme le toucha même deux fois, Giovani Lo Celso. Mais l'international argentin a fini par être récompensé, d'un joli tir enveloppé (1-0, 26e). Toujours aussi dominateurs après l'ouverture du score, mais moins tranchants dans les derniers mètres, les Parisiens ont attendu le début de la deuxième période pour accélérer franchement. 

But refuse à Mbappé, penalty pour Cavani. Angel Di Maria plutôt discret, ce sont Kylian Mbappé et Edinson Cavani qui ont le plus mis à contribution le gardien du VHF, Matthieu Pichot. Le premier a même marqué un but, refusé après l'intervention de l'assistance vidéo pour une faute (50e). Le second, après s'être heurté plusieurs fois au bondissant portier vendéen, a fini par le pousser à la faute, et au penalty, sur l'un de ses fameux appels dans le coeur de la défense. Cavani, toujours aussi rageur, a transformé la sentence côté droit, sans trembler (74e). À 2-0, le match était désormais bel et bien fini, et Les Herbiers, qui avaient eu toutes les peines du monde à passer le milieu de terrain, sont enfin sortis de leur coquille, ce qui nous a fait regretter un peu le match qu'on aurait pu voir s'ils avaient eu une tactique un brin plus ambitieuse. Mais, le pouvaient-ils vraiment, compte tenu de la différence de niveau ? On gardera en tout cas en mémoire les deux opportunités des joueurs de Stéphane Masala en fin de match, par Diaranké Fofana (89e) et Clément Couturier (90e+3), qui ont mis en ébullition le virage des Rouge et Noir, massif et festif de la 1re à la dernière minute. Et au coup de sifflet final, c'est lui qui a chanté, hurlé, comme si les siens avaient gagné. Ce fut un peu le cas.