Coupe de France : le PSG bat les Herbiers et réalise le triplé

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Lo Celso buteur face aux Herbiers (1280x640) Damien MEYER/AFP
Edinson Cavani a inscrit le deuxième but parisien face aux Herbiers, mardi soir. © Damien MEYER/AFP
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Le PSG, outrageusement dominateur, a battu Les Herbiers 2-0 grâce à Lo Celso et Cavani sur penalty. Mais le public vendéen a été au rendez-vous !

Il n'y a pas eu de surprise, mardi soir, en finale de la Coupe de France. Le PSG a survolé la finale face aux Herbiers mais a mis un certain temps à se mettre à l'abri. LO Celso, d'un joli tir du gauche, et Cavani, d'un penalty qu'il a lui-même obtenu, a offert au club de la capitale sa douzième Coupe de France, un record. Comme en 2015 et 2016, le PSG réalise le triplé Championnat-Coupe de France-Coupe de la Ligue, mais ce sont sans doute les joueurs des Herbiers qui garderont le plus grand souvenir de cette finale, pas tant en raison de leur performance, courageuse surtout, mais pour l'ambiance incroyable mise par leurs supporters dans le Stade de France !

LES HERBIERS 0-2 PSG

Buts : Lo Celso (26e); Cavani (74e sp)

Le point final : le PSG s'impose dans une finale à sens unique, comme attendu, mais qui aura été une belle fête dans les tribunes, où ceux qui ont fait le plus de bruit étaient clairement en rouge et noir ! Les supporters vendéens ont eu l'occasion de s'enflammer en toute fin de match avec deux occasions coup sur coup, par Diaranké Fofana (89e) puis Clément Couturier (90e+3). Mais, par deux fois, Kevin Trapp a écarté le danger, pas toujours avec sérénité d'ailleurs. À l'issue de ce dernier baroud d'honneur, Mikaël Lesage a sifflé la fin de cette prévisible, mais néanmoins belle finale 2018.

Le point après la 80e minute : le PSG désormais à l'abri, Les Herbiers à l'abordage. Cavani, toujours très remuant, a obtenu un penalty pour une faute du gardien, Matthieu Pichot, qu'il a transformé en force côté droit. Visiblement conscient de son erreur, le portier du VHF a tapé dans la main de l'arbitre Mikaël Lesage, qui lui a adressé un carton jaune, et non un rouge, comme le règlement le lui permettait pourtant. Pas de "double peine", donc, et c'est dans l'esprit.

Le point après la 70e minute : le PSG à la recherche du 2-0, Les Herbiers jouent plus haut. Toujours un petit but d'avance pour le PSG, qui cherche à se mettre à l'abri. Ça n'a pas pu être fait par Mbappé (67e), ni par Cavani (70e), qui se sont heurté à Pichot.

Le point après la 60e minute : le PSG ne desserre pas l'étau, Les Herbiers ont effectué... un centre. Cavani a été tout près de donner un avantage de deux buts au PSG mais le portier du VHF, Matthieu Pichot, a réalisé un superbe arrêt devant le "Matador" (54e). Cinq minutes plus tard, le gardien vendéen a eu une nouvelle intervention à effectuer, bien plus simple, sur un tir plein centre et bien trop mou de Di Maria (59e).

Le point après la 50e minute : le PSG d'entrée agressif, Les Herbiers sur le reculoir. Le PSG a repris pied au plancher et s'est créé deux occasions franches coup sur coup, avec Cavani d'abord et Mbappé ensuite. La première a abouti sur le poteau droit (comme d'habitude) et la deuxième est allée au fond des filets (après une nouvelle barre transversale) mais le but de Mbappé a été annulé après recours à l'assistance vidéo. Le "titi" parisien a eu le temps de faire un 100 m pour aller fêter les buts avec le banc puis de se replacer avant que la décision ne soit prise. Ah, cette VAR (video assistance referee) comme on la surnomme !

Le point à la mi-temps : le PSG logiquement devant, Les Herbiers dans leur camp. Le PSG a mis cinq minutes à se mettre dans la rencontre, qu'il a ensuite copieusement dominée, touchant notamment le poteau par trois fois avant d'ouvrir le score par Lo Celso, le meilleur Parisien sur la pelouse. Après une entame encourageante, Les Herbiers ont très rarement évolué dans le camp parisien.

Le point après la 40e minute : le PSG semble gérer son avance, Les Herbiers souffrent. Le champion de France continue de dominer outrageusement cette rencontre, mais ne parvient pas à mettre le deuxième but. Daniel Alves, sur coup franc (35e) et Mbappé, de la tête (39e), ont vu leur tentative échouer à coté du but de Pichot. Le VHF n'a pas réussi à se créer d'occasion jusque-là, ni même une demi-occasion.

Le point après la 30e minute : le PSG prend les devants, logiquement, face à une équipe des Herbiers qui connaît toutes les peines du monde à passer le rond central, malgré le soutien du public vendéen. La troisième frappe a été la bonne pour Lo Celso. Très en vue depuis le début de la partie et auteur déjà de deux tirs sur le poteau droit, le jeune Argentin a fini par faire trembler les filets. Au ras du montant droit, évidemment. 

Le point après la 20e minute : le PSG mène trois poteaux à zéro... Incroyable ! Le PSG a touché le montant droit de Matthieu Pichot trois fois en 20 minutes. Et c'est encore une fois une frappe du milieu de terrain Giovani Lo Celso qui a failli faire mouche (20e). Trois montants à zéro pour le PSG donc, mais aussi un carton jaune à zéro après l'avertissement adressé à Yuri Berchiche suite à un vilain tacle par derrière (15e). 

Le point après la 10e minute : le PSG tout près d'ouvrir le score, les Herbiers se défendent. Les joueurs du VHF ont attaqué le match bille en tête avec deux situations dans la surface et un premier corner. Mais c'est bien le PSG, fort logiquement, qui a eu les deux premières occasions franches qui ont abouti à... deux poteaux droits, le premier sur une frappe de Giovani Lo Celso depuis l'entrée de la surface (5e), le second sur une reprise acrobatique de Kylian Mbappé en première intention (8e).

Le point sur l'avant-match : Il a suffi de regarder les alentours du Stade de France pour se rendre compte d'une chose : cette finale est une fête pour Les Herbiers, dont les supporters chantaient, buvaient, discutaient (parfois avec les policiers) aux alentours de l'enceinte dionysienne quand leurs homologues du PSG marchaient comme des automates. La force de l'habitude, sans doute, alors que leur club va disputer sa quatrième finale de Coupe de France de rang (et sa huitième finale de Coupe nationale d'affilée), tandis que celui des Herbiers évolue à Saint-Denis pour la première fois. 

Dans le stade aussi, avant la rencontre, les Rouge et Noir ont hissé haut leurs couleurs et dominé largement les Parisiens, soutenus par un "invité" de marque, Neymar, de retour auprès de ses coéquipiers en fin de semaine dernière après son opération et sa convalescence au Brésil.

Sur le plan sportif, la cote des Herbiers est, de fait, évidemment très élevée. Les joueurs du PSG, rompus à l'exercice de gagner des trophées, partent ultra-favoris, d'autant que leur capitaine, Thiago Silva, a appelé ses troupes à gagner cette Coupe "pour" Unai Emery, qui a annoncé son départ en fin de saison. Son vis-à-vis vendéen, Stéphane Masala, espère de son côté recevoir "une leçon" des "grands joueurs du PSG". "On ne sera pas ridicules, même si on prend une valise", a insisté le technicien, pragmatique mais aussi volontaire, comme son président, Michel Landreau. Le plus grand écart en finale remonte à 1970, quand Saint-Étienne avait battu Nantes sur le score de 5-0. Sera-t-il battu ce soir ou assistera-t-on au contraire à un match accroché, comme ce fut le cas avec les quatre autres clubs de troisième ou quatrième niveau à avoir atteint une finale (Nîmes en 1996, Calais en 2000, Amiens en 2011 et Quevilly en 2012) ?