Marie Amélie Le Fur 6:10
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Simon Ruben, édité par Manon Bernard
Ce mardi s’ouvre les Jeux paralympiques de Tokyo. Avec 138 athlètes envoyés au Japon, la France a beaucoup de chances de médailles : les Bleus visent 35 récompenses. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, s’est réjoui de la médiatisation croissante de l’événement.
INTERVIEW

La France souhaite faire encore mieux que les 28 médailles remportées à Rio en 2016. Mardi, les Jeux paralympiques de Tokyo s'ouvrent au Japon. Et cette année, la délégation française vise 35 médailles pour intégrer le top 10 des nations paralympiques. Un objectif extrêmement ambitieux. Les Bleus seront portés notamment par la très polyvalente Marie-Amélie Le Fur, engagée en athlétisme sur le sprint, le 400 mètres, le saut en longueur et médaillée déjà à huit reprises depuis ses premiers Jeux à Pékin en 2008. 

Avec 138 athlètes, la France est engagée dans presque tous les sports. Les Français concourront dans 19 disciplines dont des nouvelles comme le badminton ou encore le taekwondo. Mais au-delà des médailles, il y a un enjeu essentiel pour l'avenir : créer un engouement populaire pour porter toutes les disciplines. "Nous avons à cœur de porter haut les couleurs du drapeau et de faire résonner quelques Marseillaises", affirme le tennisman Stéphane Houdet, porte-drapeau de la délégation.

"Ce sont des athlètes avant tout"

La secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, se réjouit également de la médiatisation des Jeux paralympiques de Tokyo, mardi matin sur Europe 1. "Ces para-sports peuvent être aussi spectaculaires, ce sont des nouveaux sports aussi que les citoyens du monde connaissent mal avec des performances parce que ce sont des athlètes avant tout", explique-t-elle.

"A la suite des JO de Londres, on avait pu vivre les frémissements de l'engouement du monde entier. Depuis, les demandes de presse et les retransmissions ne font qu'augmenter", se souvient Stéphane Houdet. Avant d’ajouter : "je pense que c'est une évolution de notre société".

Objectif : préparer Paris 2024

Aller chercher ces médailles risque cependant d’être difficile. Les conditions dans lesquelles les athlètes sont accueillies sur le territoire japonais ne sont pas les meilleures : pas de visiteurs ni d’accompagnateurs à cause du coronavirus. "Les familles sont très importantes pour le soutien des para-athlètes", s’inquiète Sophie Cluzel.

Le second objectif de ces Jeux, c’est de préparer les jeunes athlètes, présent à Tokyo, en vue des paralympiques de Paris 2024. L’ambition dans la capitale française sera donc de "changer la donne et le regard que l’on porte sur ces athlètes" et avoir pourquoi pas, dit la secrétaire d’Etat, des "compétitions partagées entre valides et athlètes paralympiques".