Le PSG se révèle à la face de l'Europe

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avec AFP , modifié à
LIGUE DES CHAMPIONS - Eliminé sans avoir perdu, le PSG a fait forte impression face au Barça.
Une de "L'Equipe" du 11 avril 2013 (930x1240)

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Un seul adjectif barre la Une du quotidien L'Equipe, jeudi : "Prometteur". Oui, le quart de finale livré par le PSG face au Barça a tout de la belle promesse. Justement... promis à la fessée par certains observateurs lors du tirage au sort, le club parisien a certes été éliminé par le Barça mais sans perdre, résistant même à la machine blaugrana dans la forteresse du Camp Nou (2-2 à l'aller, 1-1 au retour). "Il a juste manqué le deuxième but (mercredi soir)", a considéré le directeur sportif du club, Leonardo. "Si on le met, même avec l'entrée de Messi, on aurait gagné." Avant que l'Argentin ne change le court du match en initiant le but catalan, le PSG a été en position de se qualifier pendant vingt-et-une minutes grâce au talent de ses joueurs, Javier Pastore en tête, mais aussi à l'expérience de son entraîneur, Carlo Ancelotti, auteur d'un coup presque parfait.

Al-Khelaïfi : "on ne va pas trop vite"

Ancelotti et Vilanova (930x620)

"La clé, c'était de jouer habilement", a convenu le technicien italien (ici aux côtés de son homologue, Tito Vilanova). "On a eu une très bonne possession, on a joué vite vers l'avant. On n'a pas seulement défendu comme les équipes viennent le faire ici. On a donné beaucoup de difficultés au Barça, une équipe fantastique. (...) Ce soir (mercredi), il ne manque rien. On a fait ce qu'il était possible de faire. Pour le futur, on peut gagner en continuité si on arrive à jouer tout le temps avec la même attitude." Ces deux résultats nuls face à la meilleure équipe du monde sont également une victoire pour les propriétaires qatariens du club. "Ce qu'on vient de faire est très important car quand nous sommes arrivés, beaucoup de gens ne croyaient pas dans notre projet", a confié le président des Rouge et Bleu, Nasser Al-Khelaïfi. "On ne va pas trop vite."

Mercredi, le PSG, par son résultat et son ambition, a marqué les esprits, à commencer par ceux de ses adversaires. "On n'a peut-être pas été aussi brillants que dans d'autres matches. Le mérite en revient à l'adversaire, Paris était là pour gagner, il nous a bien pressés. Quand ils ont la balle, eux aussi ils arrivent à la garder et ça nous a fait mal", a convenu l'entraîneur adjoint du Barça, Jordi Roura. "Le PSG, c'est vrai, a de très bons joueurs. C'est vrai aussi qu'il a été capable de se construire grâce à l'argent. Mais ce n'est pas tout, ça ne donne qu'une possibilité. Il a bien dépensé son argent. S'il continue comme ça, il va devenir l'une des plus grandes équipes d'Europe, si ce n'est pas déjà le cas."

La presse catalane impressionnée

Avant cette double confrontation, le PSG était surtout connu pour son carnet de chèques, il l'est maintenant aussi pour sa qualité de jeu. "Les Français ont livré une belle prestation en ne venant pas pour verrouiller et ils ont été en mesure d'éliminer le Barça au Camp Nou", commente le quotidien catalan El Mundo Deportivo sur son site Internet. "Le PSG doit encore progresser comme équipe mais son potentiel est énorme et son pari tactique s'est révélé juste, une chose que l'on doit souligner." Le PSG, désormais installé sur la carte de l'Europe, va pouvoir se consacrer à ses tâches domestiques et à un projet vieux de 19 ans : remporter le titre de champion de France.