La Juventus, bête noire des clubs français
VIDÉOS - Le club italien ne réussit pas aux équipes françaises. Et c'est un euphémisme.
Opposée au triple champion d'Italie en titre, mardi, en quarts de finale de la Ligue des champions , l'AS Monaco va devoir relever un défi d'envergure. Mais il semble encore plus grand si l'on s'en réfère à l'histoire de la Juventus Turin en Coupe d'Europe. En effet, les Bianconeri n'ont jamais été éliminés par un club français lors d'une rencontre aller-retour . Depuis 1972 et un premier tour de C1 face à l'OM, ils y sont tous passés ou presque : PSG (quatre fois !), Bordeaux, Rennes (en Intertoto) et l'OL, l'année dernière, en quarts de finale de la Ligue Europa.
Pire, la "Vieille Dame" n'a même jamais perdu à la maison, en 11 rencontres contre des équipes de l'Hexagone. Seuls les Girondins de Bordeaux, lors d'un match de poule de l'édition 2009-10 de la Ligue des champions (1-1, les Girondins l'avaient emporté au retour, 2-0), et le PSG, au deuxième tour de la Coupe des coupes 1983-84 - mais avec élimination à la clé -, ont réussi à faire match nul. Petit tour d'horizon, en cinq vidéos, des principaux méfaits de la bête noire (et blanche) du football français.
Juventus-Bordeaux, demi-finale aller de la Coupe des clubs champions 1984-85 (3-0) : la correction. La Juventus de Zbigniew Bonek et Michel Platini corrige les Girondins au match aller (3-0). Au retour, deux semaines plus tard, Bernard Lacombe, Alain Giresse, Jean Tigana et consorts échouent de peu dans leur retour impossible (2-0, buts de Müller et Battiston ).
PSG-Juventus, demi-finale retour de la Coupe de l'UEFA 1992-93 (0-1) : Baggio, ce bourreau. Battu 2-1 seulement au match aller avec un but de George Weah, le PSG, qui vient de sortir le Real Madrid en quarts de finale, peut se contenter d'une victoire 1-0. Crispant, le match bascule à un peu moins d'un quart d'heure de la fin sur un coup de patte de Roberto Baggio, déjà double buteur à l'aller.
Juventus-Nantes, demi-finale aller de la Ligue des champions 1995-96 (2-0) : Vialli, encore lui. Déjà décisif face au PSG trois ans plus tôt, Gianluca Vialli fait à nouveau mal à un club français. C'est lui qui ouvre le score face aux Canaris, réduits à dix, au stade des Alpes (2-0). Au retour (victoire sur le fil de Nantes 3-2), il éteint tout suspense en ouvrant rapidement le score.
PSG-Juventus, Supercoupe d'europe 1996-97, match aller (1-6) : l'humiliation ultime. Dans le froid glacial du Parc des Princes, le PSG reçoit une leçon de football (6-1). Menés 4-0 à la pause, Rai et ses coéquipiers n'éviteront pas une addition encore plus salée. Au retour, les Parisiens feront légèrement mieux. Ils ne perdront que 3-1. Ce qui fait 9-1, quand même, sur l'ensemble des deux matches...
Juventus-Monaco, demi-finale aller de la Ligue des champions 1997-98 (4-1) : Del Piero allegro. Trois mois avant d'être champions du monde ensemble, Didier Deschamps et Zinédine Zidane font passer un sale moment à Fabien Barthez, qui provoque même un penalty sur "Zizou", auteur du dernier but. Les trois premiers sont inscrits par un autre n°10 de légende, Alessandro Del Piero (un coup franc et deux penalties). Dix-sept ans plus tard, l'heure de la revanche a sonné pour le club de la Principauté.
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