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Clément Bargain, édité par Gauthier Delomez , modifié à
Pour le début du week-end de l'Ascension, les professionnels des secteurs de la restauration, de l'hôtellerie ou encore des campings s'attendent à recevoir beaucoup de touristes, mais sont inquiets par rapport au manque de personnel. Europe 1 s'est rendue dans le Calvados pour savoir comment ils s'organisent malgré tout.

Les emplacements sont réservés, les maisons mobiles sont louées. Ce camping de Deauville dans le Calvados affiche complet pour le week-end de l'Ascension, mais le problème, c'est qu'il manque du personnel. En réalité, il existe un déficit de 20 à 30% selon l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) dans les secteurs de la restauration, l'hôtellerie, et les campings. Les gérants vont devoir gérer au mieux l'afflux de touristes, comme Patsy, à Deauville, qui recherche désespérément un réceptionniste. Europe 1 s'est rendue dans le Calvados.

 

"Ça fait deux semaines", dit d'abord la gérante. "J'ai mis une annonce pour toute la saison. Nous n'avons pas de CV dans notre boîte mail. Ça va être un peu dur à gérer", confie Patsy au micro d'Europe 1.

Fermeture le midi, heures supplémentaires…

Ces professionnels sont donc bien obligés de s'organiser. Dans un hôtel de charme de Villerville, il manque quatre employés. Le directeur, Olivier, a pris la décision radicale de fermer le restaurant deux midis par semaine. "Si vous fermez, vous gagnez du temps et ce temps-là est reporté lorsque les clients sont présents", explique-t-il. "On se remet en question tous les jours, à savoir peut-être qu'il faudra que le client aille chercher son assiette lui-même en cuisine. On en arrive là", affirme-t-il, quelque peu désespéré.

 

Dans un autre restaurant du bord de mer, il n'y a pas le choix, il faut assurer le service. Tous les salariés sont obligés de faire des heures supplémentaires. C'est un rythme difficile à tenir pour Manon, la manageuse. "On n'a pas nos midis, on n'a pas de soirées non plus. Le problème, c'est que moins on trouve de monde, plus on fait d'horaires. Il y a un moment donné, c'est sûr que ça va craquer", souffle Manon, qui espère recevoir des CV d'ici à l'été. Sur la côte normande, des milliers d'emplois saisonniers sont toujours à pourvoir.