C'est la question que se pose presque tous les chauffeurs VTC : par quelle société de rattachement dois-je passer pour travailler ? Avant tout, elles permettent d'éviter toutes les corvées administratives, moyennant un abonnement mensuel, souvent quelques dizaines d'euros, le chauffeur n'a pas à se soucier de la comptabilité, de la taxe à la TVA, de déclarer les revenus.
Des sociétés qui ne déclarent rien ou très peu
Sauf que ces gestionnaires de flottes s'en chargent à leur manière, explique Fabien Tolosini, délégué national du syndicat Union-Indépendants : "On a aujourd'hui un secteur qui s'appuie sur des fraudes à la fois fiscales et sociales. Pour contrôler ces gestionnaires flottes, il faut aller mettre son nom là où cela va blesser, c'est-à-dire, les plateformes", explique-t-il.
"L'intérêt des plateformes, c'est d'avoir un maximum de chauffeurs pour offrir un maximum de possibilités aux clients qui attendent une forte réactivité", conclut-il. Le plus souvent, ces fameuses "sociétés de rattachement" ne déclarent rien elles-mêmes, ou très peu. Elles existent pendant onze mois, le fisc n'a pas le temps de contrôler et le gérant ferme avant d'ouvrir une autre structure.