"On peut jouir lors d'un viol". Prononcés mercredi soir sur le plateau de BFMTV dans un débat avec Caroline de Haas , les propos de Brigitte Lahaie ont choqué . "Quand vous avez été victimes d'un viol, vous jouissez moins", a d'abord lancé la militante féministe. "On peut jouir lors d'un viol, je vous signale", lui a immédiatement rétorqué l'animatrice radio.
Brigitte Lahaie a signé, aux côtés de Catherine Deneuve, Marie Sellier ou Sophie de Menthon , une tribune du Monde défendant pour les hommes "la liberté d'importuner" . Mais même auprès des signataires de cette tribune, les propos de l'ex-animatrice radio ne sont pas passés. "On se désolidarise totalement des propos de Brigitte Lahaie", a déclaré jeudi soir Sylvie Le Bihan, auteure et signataire de la tribune, invitée de Europe soir, le débat sur Europe 1.
.@SylvieLeBihan : "On se désolidarise totalement des propos de Brigitte Lahaie, nous les signataires" #E1SoirLeDebatpic.twitter.com/EdZR1uITTU
— Europe 1 (@Europe1) 11 janvier 2018
Les signataires dénoncent des "propos insultants". Une autre des rédactrices du texte publié le 9 janvier dans Le Monde , Peggy Sastre, a publié jeudi un communiqué sur Facebook. Journaliste et écrivaine, cette dernière a fait savoir que "les rédactrices et les signataires de la tribune se désolidarisent totalement des propos tenus par Brigitte Lahaie". "Nous sommes une très large majorité à considérer que ces propos sont insultants envers les femmes victimes de violences sexuelles et de viols", a déploré Peggy Sastre.
Une tribune critiquée à l'étranger. La tribune publiée dans le Monde a reçu de nombreuses critiques, en plein débat sur les violences sexuelles. Elle a été vivement pointée du doigt dans la presse étrangère, le Guardian ou le New York Times s'offusquant par exemple du décalage entre le mouvement #MeToo et ce texte paru mercredi. La presse française a de son côté regretté, dans la plupart des éditoriaux, un débat "sans nuances".