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Vente d'alcool interdite pendant la canicule : «Un préjudice réel et sérieux» pour le chiffre d'affaires, dénonce une caviste

Aude Legrand, vice-présidente du Syndicat des cavistes professionnels. [Europe 1]

Face à une canicule exceptionnelle, les autorités ont décidé d'interdire temporairement la consommation d'alcool dans l'espace public et sa vente à emporter à Paris. Une mesure destinée à limiter les risques sanitaires, mais vivement contestée par les cavistes, qui dénoncent un impact économique important et une réponse jugée inefficace.

Une mesure dérisoire ? Alors que la canicule frappe de plein fouet la France depuis maintenant plusieurs jours, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a annoncé jeudi que les hôpitaux étaient "saturés" à Paris et dans son agglomération, et a décidé d'interdire, à partir de vendredi, la consommation d'alcool dans l'espace public ainsi que la vente d'alcool à emporter dans la capitale.

Il a cité diverses mesures de prévention, à commencer par un arrêté interdisant la consommation d'alcool dans la rue et les espaces publics à Paris ce vendredi à partir de 12h00, ainsi que la vente d'alcool à emporter à partir de 18h00 le même jour.

"Arrêter d'infantiliser la population"

Mais pour Aude Legrand, caviste et invitée d'Eliot Deval et vous ce samedi, "cela fait beaucoup moins de références à vendre". Selon elle, "sur Paris et sur l'Île-de-France, l'heure de pointe, c'est après 17 heures et jusqu'à la fermeture. Les gens achètent leur bouteille de vin en rentrant du travail. Le vin pèse lourd, c'est ce qu'on achète en dernier. Donc oui, pour le chiffre d'affaires, cela peut représenter un préjudice réel et sérieux", insiste-t-elle.

Vice-présidente du Syndicat des cavistes professionnels, elle demande "qu'on interdise d'interdire". "Il faut surtout arrêter d'infantiliser la population. Parce que je ne suis pas sûre que ce soit en interdisant de vendre du vin entre 18 heures et 7 heures du matin qu'on règle les vrais problèmes", juge Aude Legrand au micro d'Europe 1.