Un prédateur sexuel récidiviste écroué à Lyon

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La brigade de protection des mineurs de Lyon est chargée de l'enquête (photo d'illustration).
La brigade de protection des mineurs de Lyon est chargée de l'enquête (photo d'illustration). © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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Une trentaine d'adolescents ont été victimes d'un prédateur sexuel récidiviste de 35 ans, qui les incitait à se prendre en photo dénudés et les menaçait de publier les photos pour aller plus loin.

Un prédateur sexuel récidiviste de 35 ans, qui piégeait des mineurs via les réseaux sociaux, vient d'être mis en examen et placé en détention provisoire à Lyon, a appris Europe 1 de source policière, confirmant des informations du Figaro et de l'AFP. Lors de sa garde à vue, fin septembre, ce Lyonnais a finalement reconnu "avoir piégé une trentaine d'adolescent(e)s, via Snapchat".

500 fichiers pédopornographiques. L'homme a été mis en examen samedi pour "acquisition et détention d'images pédopornographiques, corruption de mineurs de 15 ans en récidive et chantage". Quelque 500 fichiers pédopornographiques ont été retrouvés sur une carte mémoire de téléphone portable, dissimulée à son domicile. L'enquête a démarré à partir de quatre plaintes, cet été, de parents de mineurs domiciliés dans l'Oise, le Vaucluse, La Réunion et les Landes. Les enquêteurs cherchent désormais à identifier les autres victimes. 

Un même mode opératoire. À chaque victime, le mode opératoire appliqué par le prédateur sexuel est le même : "Il prend des profils différents (sur les réseaux sociaux, ndlr), il entre en contact avec ces adolescents, il dit qu'il les connaît et que s'ils n'envoient pas des photos d'eux dénudés, il ira leur casser la figure à la sortie du collège. L'adolescent envoie une première photo, dont le prédateur fait une capture d'écran, puis il menace de la diffuser sur les réseaux sociaux pour aller de plus en plus loin", a détaillé une source policière à Europe 1. 

Déjà condamné pour des faits similaires. Après avoir identifié le prédateur, les gendarmes ont transféré les dossiers à la brigade de protection des mineurs de Lyon où il est domicilié. Cet employé dans un restaurant avait déjà été condamné en 2015 à Lyon à cinq ans de prison ferme, pour des faits similaires sur une dizaine de victimes. Libéré en septembre 2016 après avoir effectué les trois-quarts de sa peine, il avait toutefois rapidement renoncé au suivi médico-psychologique imposé par les juges pendant trois ans, car sa nouvelle compagne n'était pas au courant de sa condamnation.