Le démantèlement de l’ancienne centrale nucléaire de Fessenheim a été autorisé par le gouvernement dans un décret publié dimanche au Journal officiel. EDF sera chargée du chantier, notamment pour démanteler les parties les plus sensibles comme les réacteurs.
Le gouvernement a autorisé, dans un décret publié dimanche au Journal officiel, le démantèlement complet par EDF de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), notamment de ses parties les plus sensibles comme les réacteurs, en fixant les modalités et le calendrier.
Ce décret en date du 1er mai, signé par le Premier ministre, le ministre de l’Économie et la ministre déléguée en charge de l’Énergie, marque une étape décisive dans la reconversion de ce site fermé en 2020, après plusieurs années consacrées au retrait du combustible et aux opérations préparatoires.
Il a pour but de "prescrire à la société Électricité de France les opérations de démantèlement, en définir les étapes et autoriser la création des équipements nécessaires au démantèlement".
Une opération en quatre étapes
Dans l’article 4, il est précisé que "les opérations de démantèlement (…) concernent l’ensemble de l’installation", dont "l’îlot nucléaire" comprenant notamment le bâtiment réacteur de la tranche 1 et celui de la tranche 2.
L’îlot conventionnel, qui inclut notamment la station de pompage, les bâtiments d’entreposage des générateurs de vapeur usés et des boues, ainsi que les réservoirs de stockage des effluents, sera également démantelé.
L’opération se déroulera en quatre étapes : le démantèlement proprement dit, l’assainissement des structures et des sols, la démolition des bâtiments jusqu’à une profondeur d’au moins un mètre, puis la réhabilitation du site.
"Opérations de démantèlement achevées le 30 juin 2048" au plus tard
Les rejets des effluents gazeux, liquides et radioactifs, notamment lors des "vidanges des piscines des bâtiments réacteur et combustible" feront "l'objet d'un contrôle", indique l'article 8. "Les opérations de démantèlement (...) sont achevées au plus tard le 30 juin 2048", est-il précisé.
Ce décret intervient après un avis " favorable" de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), rendu le 29 janvier 2026, dont l’AFP a obtenu copie.
EDF prévoit également de créer à proximité du site de Fessenheim, en réutilisant des bâtiments annexes, une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs, dont l’ouverture est projetée pour 2031, ravivant des tensions et des inquiétudes dans la région.