Trois hackers membres d'un groupe très actif en France arrêtés en Ukraine

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Le groupe connu sous le nom d'Egregor était très actif en France. 1:53
Le groupe connu sous le nom d'Egregor était très actif en France. © Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
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Un trio de hackers ukrainiens soupçonnés d'avoir piraté des dizaines de sociétés, y compris en France, ont été arrêtés au cours d'une opération conjointe de la police ukrainienne et française. Opérant sous le nom Egregor, ils seraient notamment à l'origine du hacking de l'éditeur de jeux-vidéo Ubisoft, ou encore du quotidien Ouest-France. 

Ils auraient piraté l'éditeur de jeux-vidéo Ubisoft, mais aussi le quotidien Ouest-France et même une société de sécurité informatique. Un trio de hackers ukrainiens âgés de 33, 34 et 38 ans ont été arrêtés lors d'un coup de filet mené conjointement par la France et l'Ukraine. Membres du réseau très actif connu sous le nom d'Egregor, ils sont suspectés d'avoir piratés des dizaines de sociétés, y compris en France, avec une attaque au "rançongiciel" semblable à celles qui se multiplient ces derniers temps contre les hôpitaux français, comme celui de Dax ou encore de Villefranche-sur-Saône.

 

Des spécialistes de la "double extorsion"

Spécialisés dans la "double extorsion" comme le précise RFI, les hackers utilisaient toujours le même schéma. Ils s'infiltrent dans le réseau informatique d'un société, par exemple avec une pièce jointe malveillante et aspire les données avant de les crypter. Ils demandent ensuite une rançon contre une "clé" permettant de récupérer les données, et menacent de dévoiler les informations dérobées sur le web. Dans le cas de Ouest-France, qui a subi une attaque vraisemblablement de leur part le 21 novembre, les pirates avaient également réussi à mettre à l'arrêt les rotatives qui permettent d'imprimer le journal. 

 

Un coup de filet d'autant plus important que le groupe Egregor était très actif, au point d'avoir été repéré et signalé par le FBI et par l’ANSSI, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Toutefois, ces arrestations ne signent pas la fin du groupe, puisqu'il semble que ce soit des "affiliés" qui sont entre les mains de la justice. C'est-à-dire des petites mains qui utilisent le "rançongiciel" développé par les têtes pensantes du groupe, qui sont encore libres. 

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Ugo Pascolo